Trois question à Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA
Les agriculteurs abordent l’été sous tension, pris en étau entre l’incertitude économique et géopolitique et la pression climatique. Toutes et tous cherchent des leviers pour tenir le coup, et passer la vague des difficultés conjoncturelles en préservant au maximum leur trésoreries et leurs capacités à produire. Le point avec Hervé Lapie, secrétaire général de la FNSEA.
Cette fin de printemps est celle de toutes les menaces pour l’agriculture française dans son ensemble. Les trésoreries sont fragiles, l’inquiétude grandit. Quelles sont les aides auxquelles les agriculteurs peuvent prétendre ?Hervé Lapie : notre réseau FNSEA est en première ligne pour permettre aux agricultrices et aux agriculteurs de poursuivre leur travail dans les meilleures conditions, quelles que soient les circonstances. Nous le savons, dans le contexte actuel de canicule, les conditions de travail sont difficiles pour les agriculteurs comme pour les salariés. Soyons toutes et tous vigilants ! Adaptons collectivement nos dispositifs : tonne à eau, déchaumeur, relations avec les préfets, les pompiers… L’évolution du climat nous impose d’évoluer et d’adapter nos exploitations, qu’elles soient d’élevage, en arboriculture, en maraîchage ou en grandes cultures. C’est aussi pour prévenir les risques d’incendie que nous avons demandé au Gouvernement la dérogation jachère pour l’ensemble du territoire. Il nous faut pouvoir faucher et faire pâturer. C’est indispensable pour nos fourrages.Chaque situation de crise est une course contre la montre. Quand le pri...
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