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Politiques d'insertion

Un pacte fédérateur pour une meilleure gouvernance

On attendait, François Patriat, Arnaud Montebourg et François Philizot
au Palace de Louhans pour la signature du Pacte territorial
d'insertion, mais l'agenda des uns et des autres en a décidé
autrement. Pour autant, l'Etat, la région Bourgogne, le conseil général
de Saône-et-Loire, la MSA de Bourgogne, la Caf de Saône-et-Loire et Pôle Emploi se
sont engagés sur un programme pluriannuel pour coller au mieux à la
réalité du territoire, alors que le nombre de bénéficiaires du RMI/RSA
n'a cessé de grimper dans le département depuis 2004, et ce d'autant
plus que l'effet de la crise est encore long à se dissiper.
Par Publié par Cédric Michelin
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Profitant de l'étape louhannaise de la 3e édition "8 jours pour un emploi" qui a remporté un vif succès avec pas moins de sept cents personnes qui se sont déplacées, le conseil régional de Bourgogne représenté par Sophie Lassausse, le conseil général de Saône-et-Loire, par son vice-président en charge des problématiques d'insertion, Benjamin Griveaux, l'Etat avec Magali Selles, secrétaire générale de la préfecture, mais également la Caf de Saône-et-Loire et surtout Pôle Emploi et la MSA de Bourgogne, ont ratifié le Pacte territorial d'insertion (PTI).

30 % des bénéficiaires du RSA illétrés


Réorganiser pour une plus grande efficacité des politiques d'insertion dans le département et surtout améliorer le service rendu... Voilà les lignes maîtresses du pacte co-signé sur une période de 3 ans et déjà mis en application depuis le début de l'année. Au cœur du PTI, la formation, maillon essentiel au regard des diagnostics opérés sur bon nombre de territoires du département. Benjamin Griveaux l'a rappelé à juste titre, « sur les 12.605 foyers bénéficiaires du RSA, on déplore un taux d'illétrisme de l'ordre de 30 % alors que la moyenne nationale s'établit à 9 % », un constat effrayant qui déplore l'ampleur du travail à accomplir, pour redonner des lettres de noblesse à l'insertion. Mesure phare également du PTI, c'est l'intégration de clauses d'insertion dans les marchés publics. conseil général et Caisse d'allocations familiales ont déjà d'ailleurs anticipé cette mesure dans bon nombre de leurs marchés. Le vice-président a souligné dans ses propos qu'« il ne s'agit pas de voir dans ce pacte, un énième document stratégique qui resterait lettre morte mais une réponse à des besoins identifiés ».

Mettre de l'argent en amont et éviter la réparation


Prendre la problématique à l'envers, telle est l'ambition affichée par le PTI. « C'est en quelque sorte un petit air suédois qui nous a saisi. Mener une politique en amont, c'est le sens de toute notre démarche, et éviter à tout prix la politique de réparation, qui coûte à la collectivité ». Formation et mobilité, freins à l'insertion en politique d'emploi seront donc les deux points qui retiendront toute l'attention des acteurs du dossier, avec une meilleure coordination des politiques menées.