Accès au contenu
Grundfos, au service des agriculteurs. Solutions fiables. Irrigation
Salon de l’Agriculture

Une première historique sans bovins

Les responsables du Salon international de l’Agriculture (SIA) ont confirmé le 13 janvier que cet événement se tiendra sans vaches, veaux et taureaux. En cause : la peur de la dermatose nodulaire contagieuse.

Une première historique sans bovins
La mort dans l'âme, les organisateurs du Salon de l'Agriculture 2026 ont renoncé à la venue de bovins. D'autres OS ont également fait ce choix pour raisons sanitaires ou de solidarité ou en signe de protestation face aux crises non résolues depuis deux ans.

C’est la mort dans l’âme que Jérôme Despey, président du SIA, a dû renoncer à la présence de bovins sur le Salon. En fait, la décision a été prise le 12 janvier au soir par les 28 organismes de sélection de races bovines qui présentent leurs animaux au Concours général agricole (CGA). Ces derniers ont opposé un refus net et catégorique. « Le salon a toujours souhaité la présence de bovins et nous avons tout mis en œuvre pour la rendre possible dans le strict respect des règles sanitaires », a assuré Jérôme Despey qui a tout mis en œuvre avec ses équipes pour faire venir quelques spécimens. « Sur un plan strictement sanitaire, les bovins pouvaient venir. En effet, 85 % d’entre eux sont en zone indemne », a indiqué Olivier Alleman, commissaire général du CGA. Ses équipes avaient imaginé un protocole strict de traçabilité basé sur la désinfection et la désinsectisation à l’embarquement, au débarquement etc. « Ce protocole renforcé était prévu jusqu’au retour des animaux sur l’exploitation après le Salon », a-t-il ajouté. Mais les organismes de sélection ont renoncé par peur que les éleveurs ne rapportent la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans leurs étables. « Certains ont également préféré ne pas monter à Paris par solidarité avec les autres éleveurs », a précisé le commissaire général. « C’est un vrai choc émotionnel et un coup dur », a commenté Jérôme Despey. Depuis l’organisation du tout premier CGA en mars 1870 et depuis le premier salon de l’agriculture en 1964, c’est la première fois que les bovins ne seront pas présents. « C’est un coup dur pour le Salon, mais aussi pour les éleveurs qui ont préparé leurs animaux pendant un an. C’est une décision qu’on regrette, mais qu’on respecte », a confirmé le président du SIA.

« Notre ADN : la convivialité »

Première conséquence de cette décision, l’égérie du Salon, la vache Biguine de race brahmane et les quatre autres qui devaient jouer les remplaçantes seront absentes de la Porte de Versailles. Deuxième conséquence, les organisateurs sont contraints de réaménager le Hall 1 où se tiennent traditionnellement les bovins. Chaque année, ce sont environ 600 bovins qui viennent présenter leurs plus beaux atours. « Nous réfléchissons à une nouvelle implantation des stands, à redimensionner ce hall et le rendre aussi attractif, malgré l’absence des bovins », a affirmé Valéry Le Roy, directrice générale du Salon. « Les visiteurs viennent en moyenne une journée et visitent six halls », a-t-elle mentionné, pour mieux souligner que le SIA ne se résume pas au seul Hall 1. Troisième conséquence, les organisateurs vont devoir changer l’affiche du Salon, a annoncé Arnaud Lemoine, directeur du Centre national des expositions et concours agricole (Ceneca), organisateur du Salon. Le nouveau visuel, encore en chantier, devrait mettre à l’honneur toutes les productions agricoles françaises. Il est encore trop tôt pour savoir si Biguine redeviendra l’égérie du Salon 2027. L’absence des bovins va-t-elle impacter la fréquentation de la Porte de Versailles entre le 21 février et le 1er mars ? Les organisateurs n’ont pas laissé paraître d’inquiétude à ce sujet, car d’autres animaux seront présents : chevaux, ânes, moutons, cochons, chèvres, volailles, lapins, chiens, chats… Ils espèrent aussi qu’à un an d’élections présidentielles, les tensions ne s’inviteront pas sur le Salon. « Notre ADN, c’est la convivialité dans la sécurité. On ne peut pas mettre la pression sur le SIA chaque année pour des raisons aussi importantes et compréhensibles soient-elles », a indiqué Arnaud Lemoine. Les organisateurs du SIA veulent le placer sous le slogan : « Venir c’est soutenir ».

Sujets