Une qualité unanimement reconnue
qualité de la formation qui constitue une excellente préparation à
l’exercice de responsabilités dans les organisations professionnelles. Retour.
De haut niveau !
Tous sont unanimes pour louer la qualité de la formation. « J’avais des données élémentaires acquises à l’école. Mais j’avais aussi beaucoup de lacunes. Le stage m’a permis de prendre des acquis, en matière économique et philosophique », explique Jean-Marie Gauthier des Deux-Sèvres. Et la plupart d’insister sur la qualité des interventions, celles de Pierre Pagesse, président de Limagrain et de Momagri, de Cynthia Fleury, professeur à l’Institut politique de Paris, ou de Bruno Roche, agrégé de philosophie qui enseigne l’histoire des idées contemporaines dans les classes préparatoires aux grandes écoles par exemple. « Ce n’est pas du temps perdu » renchérit Nicolas de Sambucy, producteur de riz et de blé dur dans les Bouches-du-Rhône. « J’ai été très agréablement surpris par la qualité des intervenants et l’ouverture d’esprit » qui prévaut dans le stage et chez les formateurs. La rencontre avec Jean Lardin, président de l’Union professionnelle artisanale, a été très instructive. « Avec les artisans, on pourrait travailler ensemble, nous avons les mêmes problématiques », a-t-il découvert.
Surtout la semaine passée à Bruxelles a été très bien accueillie. « On a appris beaucoup sur les formations politiques au Parlement européen, la nouvelle gouvernance de l’Europe et le rôle du Parlement européen », observe Jean-Marie Gauthier. Le rendez-vous avec Joseph Daul, l’ancien président de la Fédération nationale bovine, aujourd’hui président du Parti populaire européen, s’est révélé très instructif. Il en revient plus européen que jamais : « être européen, trouver des convergences à Vingt-sept, ce n’est pas facile. Et pourtant l’Europe avance. Ca donne de l’espoir pour l’avenir ».
Etre moteur du changement
Joëlle Michaud des Charentes a aussi appris beaucoup de choses et reconnaît comme d’autres qu’elle « manquait énormément de bases ». Mais elle insiste surtout sur la confiance en elle-même qu’elle a pu acquérir grâce aux exercices de prises de parole. « J’ai beaucoup gagné en assurance », déclare-t-elle satisfaite.
« Ce stage est un investissement qui m’a permis de sortir de ma routine », observe Arnaud Besse du Loir-et-Cher. Et d’insister sur la qualité des échanges qu’il a pu nouer, l’acquisition des méthodes de travail pour l’exercice de futures responsabilités. « On acquiert des outils, c’est bon pour mener les missions » dont nous aurons la charge, explique-t-il.
Soumabéré Dioma, agriculteur au Burkina Faso, est sur la même longueur d’ondes. Il repart au pays enchanté et « confiant ». Et surtout doté d’une nouvelle armature intellectuelle qui lui permettra de faire avancer les choses. « Le métier s’exerce dans un environnement et il faut prendre en compte cet environnement pour prendre les décisions qui impactent notre métier », assure-t-il. Le stage « va me servir pour améliorer les choses et opérer les changements pour le développement de l’agriculture de mon pays et la gouvernance des coopératives », résume-t-il. Lui, en tant qu’agriculteur, a pris conscience de la force que constitue la masse des producteurs agricoles face aux intermédiaires dans son pays.
Quant à l’argument souvent avancé du manque de disponibilité pour se libérer et suivre une formation de six semaines à Paris, la plupart reconnaissent que cela a pu constituer une difficulté. Mais à posteriori, la remarque est vite balayée par Jean-Marie Gauthier. « On s’est aperçu que la maison ne s’était pas écroulée pendant notre absence ». Sans que personne ne dise le contraire. Au final tout est une question d’organisation.
Le stage Omega, mode d’emploi
Le stage Omega, la formation emblématique de l’Ifocap, est un cycle organisé de six modules de quatre jours structuré par thème. Le cursus qui démarre traditionnellement au mois de novembre se termine au mois de mars. La formation vise à préparer les participants à exercer des responsabilités professionnelles dans les organisations agricoles. Ainsi le premier module porte sur la construction de son engagement personnel, le dernier sur les stratégies politiques après avoir travaillé sur l’élaboration d’un projet personnel, approfondi le positionnement de l’agriculture dans l’économie, le fonctionnement des filières l’agroalimentaire, et un séjour à Bruxelles pour découvrir les institutions européennes et leur mode d’action.
Et tout au long du cycle de formation, les stagiaires sont initiés à la prise de parole et l’animation de réunions. Ils sont sensibilisés au Web et participent à des ateliers méthodologiques sur l’élaboration d’un projet personnel. Sans oublier des conférences-débats et ses soirées "découvertes" culturelles pour enrichir la culture générale.