Portrait d’entreprise
L’entreprise solidaire qui recycle la glassine

La glassine est ce papier siliconé sur lequel sont collées les étiquettes, notamment celles des bouteilles de vins. Jusqu’à présent ces tonnes de déchets étaient enfouies ou brûlées. Depuis plus d’un an, une jeune femme de Chalon-sur-Saône a mis en place une filière de retraitement, une solution très bien accueillie par les viticulteurs.

L’entreprise solidaire qui recycle la glassine

Delphine Chouvet n’en est pas à un défi près ! La jeune femme met ainsi un point d’honneur à créer de l’activité qui conjugue toutes les valeurs qui lui tiennent à cœur, à savoir le social et l’environnemental, le solidaire et l’utile.
Personne, jusqu’à elle, ne s’est vraiment soucié du devenir de la glassine, ce papier siliconé qui sert notamment de support aux étiquettes de bouteilles de vin.
Delphine Chouvet est revenue d’Inde où elle travaillait dans la microfinance. Elle œuvrait notamment pour une structure produisant de l’énergie à partir de déchets collectés… De retour en France, elle découvre que des tonnes de glassine sont enfouies ou brûlées, sans aucune forme de valorisation. Un énorme gâchis environnemental. Un exemple parmi d’autres, certes, mais pour celui-ci particulièrement Delphine Chouvet s’est évertuée à trouver une solution pertinente et économiquement viable. Dès janvier 2017, elle lance « Les valoristes bourguignons », une association basée à Crissey, près de Chalon-sur-Saône, employant des personnes en situation d’exclusion qui collectent, trient et recyclent différents types de déchets, dont la glassine.

Les viticulteurs intéressés

« On estime à environ 300 tonnes le volume de glassine que nous pourrions récupérer chaque année uniquement auprès des viticulteurs de la région ». En sachant, que la glassine concerne également les secteurs de l’agroalimentaire, de la santé, du colisage…
Depuis un an, Les valoristes bourguignons en ont collecté dix tonnes auprès d’une quinzaine de viticulteurs. « À partir d’un million de bouteilles par an, ils ont un sac de collecte chez eux, détaille Delphine Chouvet. Sinon, pour certaines ODG, un collecteur s’est porté volontaire et les autres viticulteurs viennent déposer chez lui ». Une fois le sac de 400 kg rempli, Les valoristes viennent le récupérer pour l’emmener au dépôt de Crissey. Là, le travail de tri qui consiste à retirer les étiquettes restantes est effectué.
Dix tonnes en un an ce n’est qu’un début, car « un premier objectif serait de récupérer 10 t par mois ». Et Delphine Chouvet est très optimiste : « j’ai été agréablement surprise de l’accueil que les vignerons m’ont réservé ». En effet, lors de ses différentes rencontres avec les professionnels du vin, tous ont montré un intérêt certain à la question : « ils sont de plus en plus conscients de tout ce qu’ils peuvent faire en matière d’environnement, ils sont donc contents quand on leur propose une solution ! ».

Facilité technique

Bien évidemment rien n’a été simple « j’avais déjà commencé à collecter la glassine quand l’usine iséroise censée la retraiter a fermé ! ». Une alternative a finalement été mise en place mais n’est pas entièrement satisfaitante : « la seule usine fiable que j’ai trouvée est en Autriche »… la glassine fait donc un voyage de 800 km pour être recyclée, « j’espère bien trouver rapidement une société plus proche », insiste la dirigeante.
Le problème de cette valorisation est donc plus le modèle économique que technique car la glassine, « c’est 98 % de papier et 2 % de silicone », présente la directrice. La glassine est donc immergée dans l’eau, le silicone qui remonte à la surface est récupéré, le reste est retransformé en papier ou en glassine.

Équilibre économique à trouver

Le modèle économique de Delphine Chouvet ne peut être basé sur la seule revente de la glassine : « elle est reprise 10 € la tonne ! Nous faisons donc aussi payer la collecte, à savoir 110 € la tonne ». Un montant qu’il faut mettre en parallèle de la solution proposée aux pro jusqu’à présent : 120 € par tonne enfouie. La solution de Delphine Chouvet se révèle donc encore plus économique, en plus d’être un geste écologiquement valorisable en terme d’image.
L’intérêt manifeste du secteur viticole est motivant pour Delphine Chouvet, mais pour toucher le plus grand nombre le plus rapidement possible, elle va profiter d’une réunion de la CAVB qui se tient courant juillet pour présenter son initiative à l’ensemble des présidents d’ODG.

L’entreprise solidaire qui recycle la glassine

Delphine Chouvet n’en est pas à un défi près ! La jeune femme met ainsi un point d’honneur à créer de l’activité qui conjugue toutes les valeurs qui lui tiennent à cœur, à savoir le social et l’environnemental, le solidaire et l’utile.
Personne, jusqu’à elle, ne s’est vraiment soucié du devenir de la glassine, ce papier siliconé qui sert notamment de support aux étiquettes de bouteilles de vin.
Delphine Chouvet est revenue d’Inde où elle travaillait dans la microfinance. Elle œuvrait notamment pour une structure produisant de l’énergie à partir de déchets collectés… De retour en France, elle découvre que des tonnes de glassine sont enfouies ou brûlées, sans aucune forme de valorisation. Un énorme gâchis environnemental. Un exemple parmi d’autres, certes, mais pour celui-ci particulièrement Delphine Chouvet s’est évertuée à trouver une solution pertinente et économiquement viable. Dès janvier 2017, elle lance « Les valoristes bourguignons », une association basée à Crissey, près de Chalon-sur-Saône, employant des personnes en situation d’exclusion qui collectent, trient et recyclent différents types de déchets, dont la glassine.

Les viticulteurs intéressés

« On estime à environ 300 tonnes le volume de glassine que nous pourrions récupérer chaque année uniquement auprès des viticulteurs de la région ». En sachant, que la glassine concerne également les secteurs de l’agroalimentaire, de la santé, du colisage…
Depuis un an, Les valoristes bourguignons en ont collecté dix tonnes auprès d’une quinzaine de viticulteurs. « À partir d’un million de bouteilles par an, ils ont un sac de collecte chez eux, détaille Delphine Chouvet. Sinon, pour certaines ODG, un collecteur s’est porté volontaire et les autres viticulteurs viennent déposer chez lui ». Une fois le sac de 400 kg rempli, Les valoristes viennent le récupérer pour l’emmener au dépôt de Crissey. Là, le travail de tri qui consiste à retirer les étiquettes restantes est effectué.
Dix tonnes en un an ce n’est qu’un début, car « un premier objectif serait de récupérer 10 t par mois ». Et Delphine Chouvet est très optimiste : « j’ai été agréablement surprise de l’accueil que les vignerons m’ont réservé ». En effet, lors de ses différentes rencontres avec les professionnels du vin, tous ont montré un intérêt certain à la question : « ils sont de plus en plus conscients de tout ce qu’ils peuvent faire en matière d’environnement, ils sont donc contents quand on leur propose une solution ! ».

Facilité technique

Bien évidemment rien n’a été simple « j’avais déjà commencé à collecter la glassine quand l’usine iséroise censée la retraiter a fermé ! ». Une alternative a finalement été mise en place mais n’est pas entièrement satisfaitante : « la seule usine fiable que j’ai trouvée est en Autriche »… la glassine fait donc un voyage de 800 km pour être recyclée, « j’espère bien trouver rapidement une société plus proche », insiste la dirigeante.
Le problème de cette valorisation est donc plus le modèle économique que technique car la glassine, « c’est 98 % de papier et 2 % de silicone », présente la directrice. La glassine est donc immergée dans l’eau, le silicone qui remonte à la surface est récupéré, le reste est retransformé en papier ou en glassine.

Équilibre économique à trouver

Le modèle économique de Delphine Chouvet ne peut être basé sur la seule revente de la glassine : « elle est reprise 10 € la tonne ! Nous faisons donc aussi payer la collecte, à savoir 110 € la tonne ». Un montant qu’il faut mettre en parallèle de la solution proposée aux pro jusqu’à présent : 120 € par tonne enfouie. La solution de Delphine Chouvet se révèle donc encore plus économique, en plus d’être un geste écologiquement valorisable en terme d’image.
L’intérêt manifeste du secteur viticole est motivant pour Delphine Chouvet, mais pour toucher le plus grand nombre le plus rapidement possible, elle va profiter d’une réunion de la CAVB qui se tient courant juillet pour présenter son initiative à l’ensemble des présidents d’ODG.

L’entreprise solidaire qui recycle la glassine

Delphine Chouvet n’en est pas à un défi près ! La jeune femme met ainsi un point d’honneur à créer de l’activité qui conjugue toutes les valeurs qui lui tiennent à cœur, à savoir le social et l’environnemental, le solidaire et l’utile.
Personne, jusqu’à elle, ne s’est vraiment soucié du devenir de la glassine, ce papier siliconé qui sert notamment de support aux étiquettes de bouteilles de vin.
Delphine Chouvet est revenue d’Inde où elle travaillait dans la microfinance. Elle œuvrait notamment pour une structure produisant de l’énergie à partir de déchets collectés… De retour en France, elle découvre que des tonnes de glassine sont enfouies ou brûlées, sans aucune forme de valorisation. Un énorme gâchis environnemental. Un exemple parmi d’autres, certes, mais pour celui-ci particulièrement Delphine Chouvet s’est évertuée à trouver une solution pertinente et économiquement viable. Dès janvier 2017, elle lance « Les valoristes bourguignons », une association basée à Crissey, près de Chalon-sur-Saône, employant des personnes en situation d’exclusion qui collectent, trient et recyclent différents types de déchets, dont la glassine.

Les viticulteurs intéressés

« On estime à environ 300 tonnes le volume de glassine que nous pourrions récupérer chaque année uniquement auprès des viticulteurs de la région ». En sachant, que la glassine concerne également les secteurs de l’agroalimentaire, de la santé, du colisage…
Depuis un an, Les valoristes bourguignons en ont collecté dix tonnes auprès d’une quinzaine de viticulteurs. « À partir d’un million de bouteilles par an, ils ont un sac de collecte chez eux, détaille Delphine Chouvet. Sinon, pour certaines ODG, un collecteur s’est porté volontaire et les autres viticulteurs viennent déposer chez lui ». Une fois le sac de 400 kg rempli, Les valoristes viennent le récupérer pour l’emmener au dépôt de Crissey. Là, le travail de tri qui consiste à retirer les étiquettes restantes est effectué.
Dix tonnes en un an ce n’est qu’un début, car « un premier objectif serait de récupérer 10 t par mois ». Et Delphine Chouvet est très optimiste : « j’ai été agréablement surprise de l’accueil que les vignerons m’ont réservé ». En effet, lors de ses différentes rencontres avec les professionnels du vin, tous ont montré un intérêt certain à la question : « ils sont de plus en plus conscients de tout ce qu’ils peuvent faire en matière d’environnement, ils sont donc contents quand on leur propose une solution ! ».

Facilité technique

Bien évidemment rien n’a été simple « j’avais déjà commencé à collecter la glassine quand l’usine iséroise censée la retraiter a fermé ! ». Une alternative a finalement été mise en place mais n’est pas entièrement satisfaitante : « la seule usine fiable que j’ai trouvée est en Autriche »… la glassine fait donc un voyage de 800 km pour être recyclée, « j’espère bien trouver rapidement une société plus proche », insiste la dirigeante.
Le problème de cette valorisation est donc plus le modèle économique que technique car la glassine, « c’est 98 % de papier et 2 % de silicone », présente la directrice. La glassine est donc immergée dans l’eau, le silicone qui remonte à la surface est récupéré, le reste est retransformé en papier ou en glassine.

Équilibre économique à trouver

Le modèle économique de Delphine Chouvet ne peut être basé sur la seule revente de la glassine : « elle est reprise 10 € la tonne ! Nous faisons donc aussi payer la collecte, à savoir 110 € la tonne ». Un montant qu’il faut mettre en parallèle de la solution proposée aux pro jusqu’à présent : 120 € par tonne enfouie. La solution de Delphine Chouvet se révèle donc encore plus économique, en plus d’être un geste écologiquement valorisable en terme d’image.
L’intérêt manifeste du secteur viticole est motivant pour Delphine Chouvet, mais pour toucher le plus grand nombre le plus rapidement possible, elle va profiter d’une réunion de la CAVB qui se tient courant juillet pour présenter son initiative à l’ensemble des présidents d’ODG.