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Production bovine française

A la hausse en 2011

Pour 2011, la production bovine française serait en hausse de 1 % alors qu'en Europe elle devrait chuter de 1 %. Telles sont les prévisions du département Economie de l'Institut de l'élevage, publiées dans son dossier de janvier.
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Une hausse de 1 % de la production de bovins finis attendrait la France en 2011, soit 1.389.000 tonnes équivalent carcasses (tec) au lieu des 1.375.000 tec estimées en 2010. En Europe, par contre, le département Economie de l'Institut de l'élevage prévoit - dans son dossier Economie de l'élevage de janvier - « un effritement de la production » à hauteur de -1 %, avec une baisse du nombre d'animaux abattus et du poids moyen des carcasses du fait du prix exorbitant des céréales.
La hausse française de la production sera principalement liée aux animaux de races allaitantes. En ce qui concerne les vaches de réforme, la situation sera sans doute similaire à celle de 2010 : peu de laitières mais beaucoup d'allaitantes. En effet, la hausse des quotas de 2 % et un bon prix du lait favoriseront la conservation des vaches laitières sur les exploitations. De plus, les éleveurs allaitants sont déjà en cours de décapitalisation du fait d'une conjoncture particulièrement mauvaise. Par ailleurs, la FCO et les exportations ont réduit le nombre de génisses disponibles sur le marché par rapport à 2010. « Il devrait donc y avoir moins de génisses dans les abattoirs en 2011 », selon l'Institut de l'élevage. En taurillon, après une hausse en 2010, la production devrait de nouveau progresser mais beaucoup plus modérément en 2011 (+1 % en effectif et +2 % en volume). Des sorties accrues sont attendues au second semestre compensant le léger recul qui devrait survenir au premier semestre, d'après l'Institut de l'élevage. Il s'agirait essentiellement de taurillons issus de race à viande. Effectivement, les veaux de boucherie, d'origine laitière, se sont très bien vendus en 2010 et n'ont donc pas donné lieu à engraissement. De ce fait, les poids moyens des carcasses attendus seront sans doute plus élevés.

Une autosuffisance de 98 %



Côté bœuf, la production « devrait rester à un niveau élevé car la baisse marquée des cours des petits veaux en 2008 a certainement encouragé certains éleveurs à castrer. Toutefois d'après la BDNI, les disponibilités en mâles susceptibles d'être abattus en bœufs en 2011 sont en léger recul », relève l'Institut de l'élevage. La production se repliera donc probablement de 2 %. Si les exportations de broutards durant 2011 se maintiendront certainement, le prix lui risque de baisser.
« La demande italienne ne devrait pas, sauf accident, connaître de baisse accentuée, mais l'offre de broutards plus étoffée, conjuguée à des cours des céréales élevés, devrait faire pression sur les prix. La fermeture du débouché algérien risque d'intensifier cette pression, notamment sur les animaux lourds en début d'année 2011 », prévoit l'Institut de l'élevage. Pour les veaux, une embellie des cours à venir ne semble pas d'actualité et de nombreuses incertitudes perdurent pour 2011 (attitude des éleveurs, prix des matières premières laitières, communication…).
Pour l'Institut de l'élevage, il est donc « raisonnable d'envisager une baisse de production d'au moins 1 % ». Au final, cette hausse de la production bovine française, même légère, « permettrait une nouvelle petite amélioration du solde commercial (hausse des exportations et baisse des importations) et un maintien de la consommation hexagonale ». Sur le plan communautaire, « une petite reprise des importations et un léger repli des exportations par rapport au niveau assez exceptionnel de 2010 permettraient de compenser le recul de la production », rapporte l'Institut de l'élevage avant de noter que « l'autosuffisance en viande bovine reculerait donc légèrement par rapport à 2010 mais resterait élevée » à 98 %.