Prix et marges en viande bovine
Aux Parlementaires d'agir !
Dans son communiqué de presse, la FNB donne immédiatement le ton : "Viande bovine : bien vu, Monsieur Chalmin. Aux Parlementaires d'agir". Un titre qui résume parfaitement le ressenti actuel dans les campagnes.
L’observatoire de la formation des prix et des marges, présidé par Philippe Chalmin, a rendu son premier rapport au Parlement, analysant l’évolution de la situation à chaque stade des filières pour un ensemble de produits, dont la viande bovine.
Ce rapport aboutit en premier lieu à constater une nouvelle fois l’opacité entretenue par la grande distribution. Aucune donnée n’a été fournie par cette dernière pour la viande bovine... L’absence de transparence lui permet en effet de masquer ses marges. La grande distribution française règne en effet en maître avec quelques centrales d’achat en position ultra-dominante, avec la complaisance historique des pouvoirs publics français.
Le rapport observe que le maillon de l’abattage-transformation a, lui, apparemment pu répercuter la hausse de ses charges, maintenant sa situation. Ce sont donc les éleveurs qui malheureusement sont la variable d’ajustement.
Le rapport Chalmin met à ce titre clairement en lumière la situation de crise de l’élevage bovin viande spécialisé qui, depuis plusieurs années, n’a pas un niveau de prix suffisant pour couvrir ses coûts de productions. Le rapport cite une hausse vertigineuse, en moins de deux ans, du coût de production moyen en élevage de 46 centimes d’euros par kg vif produit (environ 80 centimes d’euros par kg carcasse au stade entrée-abattoir), dont près des deux tiers pour le seul poste de l’alimentation animale.
Face à ce constat désormais « officialisé » et sans appel, alourdi par les conséquences de la sécheresse, l’aval de la filière semble se satisfaire de la situation. L’accord du 3 mai engage pourtant au minimum les signataires de la filière à un premier pas : des discussions commerciales pour prendre en compte la hausse du coût de l’alimentation. Organisations de producteurs, industriels et distributeurs ont-ils déjà perdu la mémoire ?
Quant aux pouvoirs publics, ils ne fournissent toujours pas les réponses indispensables pour donner des perspectives aux éleveurs, et ne paraissent pas vouloir s’en donner les moyens à court terme.
Les éleveurs attendent des parlementaires l’ouverture d’un débat sur les amendements indispensables pour corriger ces dysfonctionnements « à la française », liés essentiellement à la situation de monopole d’une poignée de centrales d’achats.
Ce rapport aboutit en premier lieu à constater une nouvelle fois l’opacité entretenue par la grande distribution. Aucune donnée n’a été fournie par cette dernière pour la viande bovine... L’absence de transparence lui permet en effet de masquer ses marges. La grande distribution française règne en effet en maître avec quelques centrales d’achat en position ultra-dominante, avec la complaisance historique des pouvoirs publics français.
Le rapport observe que le maillon de l’abattage-transformation a, lui, apparemment pu répercuter la hausse de ses charges, maintenant sa situation. Ce sont donc les éleveurs qui malheureusement sont la variable d’ajustement.
Le rapport Chalmin met à ce titre clairement en lumière la situation de crise de l’élevage bovin viande spécialisé qui, depuis plusieurs années, n’a pas un niveau de prix suffisant pour couvrir ses coûts de productions. Le rapport cite une hausse vertigineuse, en moins de deux ans, du coût de production moyen en élevage de 46 centimes d’euros par kg vif produit (environ 80 centimes d’euros par kg carcasse au stade entrée-abattoir), dont près des deux tiers pour le seul poste de l’alimentation animale.
Face à ce constat désormais « officialisé » et sans appel, alourdi par les conséquences de la sécheresse, l’aval de la filière semble se satisfaire de la situation. L’accord du 3 mai engage pourtant au minimum les signataires de la filière à un premier pas : des discussions commerciales pour prendre en compte la hausse du coût de l’alimentation. Organisations de producteurs, industriels et distributeurs ont-ils déjà perdu la mémoire ?
Quant aux pouvoirs publics, ils ne fournissent toujours pas les réponses indispensables pour donner des perspectives aux éleveurs, et ne paraissent pas vouloir s’en donner les moyens à court terme.
Les éleveurs attendent des parlementaires l’ouverture d’un débat sur les amendements indispensables pour corriger ces dysfonctionnements « à la française », liés essentiellement à la situation de monopole d’une poignée de centrales d’achats.