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Comité des Salons et concours de Mâcon

Mâcon lance le Concours des Grands Vins du Monde

Mâcon, déjà reconnu pour son Concours des Grands Vins de France, franchit une nouvelle étape avec le lancement du premier Concours des Grands Vins du Monde. Un projet mûri de longue date, désormais prêt à voir le jour.

Par Cédric Michelin
Mâcon lance le Concours des Grands Vins du Monde
Comité des Salons et concours de Mâcon
Mâcon lance le Concours des Grands Vins du Monde

« C’était l’un de mes objectifs en prenant la présidence : ouvrir le Comité (des Salons et concours de Mâcon, NDLR) à l’international. Nous avons déjà un concours national solide avec le concours des Grands Vins de France, créé en 1954 avec seulement 68 échantillons au départ et qui aujourd’hui, rassemble plus de 10.000 vins. Il fallait donc aller plus loin », explique le président du comité organisateur, Bernard Rey.

Une édition distincte et ambitieuse

Ce concours international ne remplacera pas celui des Grands vins de France. Les deux événements resteront bien distincts, organisés à des dates différentes pour des raisons pratiques et logistiques. « Nous voulions isoler les deux concours afin de mieux les valoriser. Les halls du Parc des Expositions étant déjà mobilisés pour le concours national et le Salon des Vins, il était nécessaire de créer un temps dédié », donnait-il donc rendez-vous : le 14 novembre pour le concours international et du 14 au 17 novembre pour le Marché des plaisirs Gourmands. Le Concours des Grands vins de France continuera de se tenir, lui en avril, le 18 plus précisément en 2026.

Des dégustateurs triés sur le volet

La réussite d’un tel concours repose avant tout sur la qualité de « ses » jurés. Le comité a donc choisi un recrutement exigeant. « Nous avons déjà une solide base de dégustateurs formés et qualifiés – œnologues, sommeliers, professionnels du vin… Pour l’international, nous avons ajouté un critère : disposer au minimum d’un diplôme WSET (wine and spirit trust) de niveau 2. À cela s’ajoutent des experts venus d’Italie, du Japon, d’Australie ou encore des États-Unis qui se sont portés volontaires pour participer », se réjouit Charles Lamboley, vice-président du Comité.

Un positionnement qualitatif

Dans un contexte de déconsommation du vin, l’objectif est clair : miser sur la qualité et non la quantité. Le concours limitera ses distinctions à 25-30 % des échantillons présentés, un taux plus strict que la moyenne internationale (souvent fixée à 33 %). « Nous voulons garantir un véritable gage de sérieux. Contrairement à certains concours qui médaillent tous les vins, nous restons dans une logique d’exigence et de crédibilité », insistent les deux organisateurs.

Une visibilité internationale

Pour assurer la réussite de cette première édition, le comité a engagé une vaste prospection, notamment en Italie, Suisse, Allemagne, Portugal et aux États-Unis. « Nous devons nous faire connaître au-delà de nos frontières. Le Concours des Grands Vins de France est déjà reconnu en Europe, mais beaucoup de producteurs internationaux le connaissent moins. Ce nouveau concours vise à leur offrir une vitrine internationale avec la signature de Mâcon ». Nul doute que la réussite repose sur ce savoir-faire historique.

Une logistique rodée

Les règles appliquées seront les mêmes que pour le concours national, avec un règlement validé par la DGCCRF. Les échantillons sont envoyés directement par les producteurs ou regroupés via des « relais », des professionnels de confiance dans chaque pays. « Nous avons déjà reçu des vins venus de l’étranger. La logistique est complexe mais maîtrisée, grâce à des relais et au cadre administratif strict qui garantit équité et transparence ».

Accessibilité et reconnaissance

Le tarif d’inscription est fixé à 130 € HT par échantillon, un positionnement jugé compétitif au regard des concours internationaux, certains dépassant les 200 €. Les vins médaillés bénéficieront d’un macaron spécifique, aux codes visuels du comité, mais modernisés, afin de faciliter leur identification sur les marchés et dans la grande distribution.

Un impact attendu pour le territoire

L’événement représente aussi une opportunité économique et touristique pour le Mâconnais et le Val de Saône. Hôtellerie, restauration et services locaux devraient bénéficier des retombées liées à l’accueil des jurés et participants internationaux. « C’est aussi une façon de valoriser notre territoire et de démontrer son dynamisme ». Mâcon labellisé ville de Congrès a aussi les infrastructures nécessaires à un tel concours international, ne serait-ce que la proximité des grands axes de communication (aéroport Lyon, train, TGV, autoroute, RCEA…).

Une première étape avant d’autres ambitions

Cette première édition marque une nouvelle phase de développement pour le comité. « Nous ne cherchons pas la course aux échantillons. Notre priorité est de prouver notre capacité à organiser un concours mondial exigeant et reconnu. Ensuite, nous irons plus loin. Chaque étape compte, mais l’ambition est claire : faire de Mâcon une référence internationale en matière de concours viticole », conclut le président, Bernard Rey.

photos concours grands vins du monde à Mâcon