Des bâtiments pour la santé et le bien-être animal
Bovins / En élevage bovin, la biosécurité s’inscrit dans une approche globale de la conduite des bâtiments, dans laquelle prévention des maladies et bien-être animal sont étroitement liés. Une approche qui se reflète à la fois dans les cadres techniques nationaux comme dans les outils d’autodiagnostic proposés aux éleveurs, par GDS France.
Les règles de biosécurité sont strictes au sein des bâtiments, afin d’empêcher l’introduction d’agents pathogènes dans l’élevage, limiter leur circulation interne et éviter leur diffusion. Les élevages dans lesquels la concentration animale est importante accroît de fait les risques sanitaires : les éleveurs doivent ainsi organiser leur exploitation afin de garantir l’hygiène des installations et la sécurité des pratiques quotidiennes.
Structurer l’élevage pour maîtriser les risques
La gestion des flux constitue l’un des piliers de la biosécurité : elle repose sur une organisation claire des espaces de l’exploitation, afin de limiter les contaminations croisées liées aux déplacements des personnes, des animaux et du matériel. En bâtiment, c’est notamment la mise en œuvre d’une logique de « marche en avant », du plus sain vers le plus à risque, qui permet de réduire la propagation des agents infectieux au sein du troupeau. Ces principes, largement diffusés dans les cadres techniques actuels, concernent l’ensemble du fonctionnement de l’élevage : accès aux bâtiments, interventions quotidiennes, soins aux animaux et gestion des introductions. En limitant les contacts non indispensables, voire inutiles, et les situations à risque, les éleveurs contribuent également à réduire le stress des bovins.
Alimentation et abreuvement
Les outils d’autodiagnostic nationaux dédiés aux bovins mettent au premier plan le rôle de l’alimentation et de l’abreuvement dans la prévention sanitaire. Il s’agit de la qualité de l’eau, la propreté des abreuvoirs, l’hygiène des équipements d’alimentation ou encore des conditions de stockage : ces éléments représentent des points de vigilance majeurs, à coupler avec une alimentation adaptée et un accès suffisant à une eau propre, afin de garantir aux animaux un bon état physique, de soutenir leur immunité et de limiter l’apparition de troubles digestifs ou métaboliques. Chez les veaux, certaines pratiques sont également déterminantes, notamment la prise rapide du colostrum après la naissance, la surveillance des premiers jours de vie et l’accès à une eau de qualité : des mesures indispensables, qui renforcent la résistance sanitaire des jeunes animaux tout en répondant à leurs besoins physiologiques.
Des bâtiments conçus pour la santé et le confort
GDS France met un point d’honneur à considérer les conditions d’hébergement comme centrales en ce qui concerne la santé et le bien-être animal. Les bovins doivent en effet être dotés d’aires de couchage adaptées, bénéficier d’une bonne gestion des effluents et d’un nettoyage régulier des bâtiments afin de conserver un bon environnement sanitaire. Les éleveurs doivent s’assurer de l’absence de matériaux blessants, de la présence d’une ventilation efficace, d'une luminosité suffisante et de la bonne maîtrise de la température des bâtiments. Autant de critères qui influencent directement la santé des bovins. Des bâtiments bien conçus et bien entretenus réduisent les risques de maladies respiratoires ou d’infections, tout en améliorant le confort quotidien des animaux, et ainsi, leurs conditions de vie. La biosécurité vise indubitablement à réduire le recours aux interventions curatives, souvent synonymes de stress et de manipulations pour les bovins. La surveillance quotidienne du troupeau, l’isolement rapide des animaux malades dans des espaces adaptés et la traçabilité des soins font partie des bonnes pratiques permettant de limiter la diffusion des maladies et d’améliorer le bien-être global du troupeau.
Charlotte Bayon