Des tensions « structurelles » à venir
Le Département a dévoilé le 19 juin les résultats de sa vaste étude prospective sur l'adéquation entre les ressources en eau et les besoins des différents usages. Menée à l'échelle des bassins versants, la démarche dresse un constat préoccupant : à l'horizon 2050-2070, plusieurs secteurs de l'ouest du département pourraient connaître des déficits durables, y compris sans prélèvements humains.
La chaleur écrasante qui enveloppait Mâcon le 19 juin donnait un relief particulier à la présentation du rapport sur l'eau. « Encore aujourd'hui avec la chaleur que nous vivons », relevait d'ailleurs l'élu en charge de la politique de l'eau au Département, Jean-Claude Bécousse en préambule, comme pour rappeler que les projections présentées ne relèvent plus seulement de l'anticipation mais d'une réalité déjà perceptible sur le terrain.Devant l'assemblée départementale, Catherine Amiot, vice-présidente en charge de l'environnement, est revenue sur l'origine de la démarche. « Dans le cadre de l'élaboration du Plan environnement adopté en 2020, nous avons décidé de travailler sur la question de la ressource en eau, en plein cœur de trois années de sécheresse », a-t-elle rappelé. Les épisodes de 2018 à 2020 avaient alors révélé des tensions inédites sur plusieurs territoires de Saône-et-Loire.L'étude prospective, engagée à partir de 2022 avec l'ensemble des acteurs de l'eau (syndicats d'eau, syndicats de rivières, communes, intercommunalités, industriels, agriculteurs, services de l'État...) avait pour ambition d'aller au-delà du simple constat. L'obje...
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