Accès au contenu

Faire de l’IA un bien commun agricole

Par Marie-Cécile Seigle-Buyat
Faire de l’IA un bien commun agricole
©Yann Gourvenec
Hervé Pillaud, coauteur de l’ouvrage : L'IA des champs.

Le numérique, pour Hervé Pillaud, ancien agriculteur vendéen et coauteur de l’ouvrage L’IA des champs, est un outil. « Il faut le considérer comme tel. Je pense que via le numérique, et encore plus maintenant avec l’intelligence artificielle (IA), nous avons les outils pour passer à une agriculture intensive en connaissance. L’IA nous donne des moyens. En agriculture, nous travaillons avec du vivant et le vivant est complexe. L’IA nous permet de travailler cette complexité comme jamais nous n’avons pu le faire auparavant. » Pour lui, l’agriculture fait aujourd’hui face à une « rupture des usages ». « Nous avons désormais des outils capables d’accompagner notre pensée. Cela change profondément la manière de travailler », souligne le spécialiste. Si ce tournant peut être effrayant, Hervé Pillaud affirme « qu’il ne faut absolument pas le craindre. Il faut la prendre de la bonne façon. Il ne faut pas en faire un outil de substitution, mais un outil d’augmentation ». Autrement dit, la valeur ne viendra pas de l’outil seul, mais de la façon dont les exploitations, les coopératives, les chambres d’agriculture, les réseaux techn...

La suite est réservée à nos abonnés.