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Seconde moisson, Matériel agricole, Bourgogne Franche Comté

L’élevage bovin, nouveau terrain de jeu de l’agrivoltaïsme

Alors que l’élevage ovin était majoritaire dans les projets agrivoltaïques de ces dernières années, les bovins semblent les supplanter dans les dossiers en cours, notamment grâce aux baisses de coûts permises par les avancées technologiques.

Par YG

Jusque-là, le match était plié : avec près de la moitié des projets dans certaines régions, les ovins régnaient sans partage sur l’agrivoltaïsme. Une hégémonie héritée des premiers projets photovoltaïques au sol, accompagnées de petits troupeaux ovins pour l’entretien herbager. « En ovins, de nombreux projets, pré-loi Aper notamment, s’apparentent à des centrales photovoltaïques au sol légèrement modifiées », souligne Arnaud Niesz, chargé de mission Énergies renouvelables à Chambres d’agriculture France. « On se contente d’espacer un peu les tables, de les rehausser, d’aménager des allées pour une bonne conduite du troupeau. » Une base technologique qui a donné aux ovins une avance certaine pour s’adapter aux nouvelles contraintes de la loi Aper. Leur taille fait aussi des ovins une espèce particulièrement adaptée aux panneaux solaires, là où les bovins nécessitent des infrastructures renforcées, et donc plus coûteuses. Comme le note Arnaud Niesz, « les structures fixes pour bovins sont plus imposantes qu’en ovins : avec un point bas à 1,90 m minimum, elles nécessitent des fondations plus conséquentes en raison d’une prise au vent importante et ont un impact paysager plus for...

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