L'engouement pour les produits du terroir
avril, les producteurs de l’association organisaient une animation/dégustation dans le magasin Leclerc. Reproduction du communiqué de presse de l'association.
· à participer au maintien d’une agriculture départementale diversifiée ;
· et à développer une consommation locale de produits agricoles.
Il se traduit par :
· un choix d’approvisionnement au plus près et au plus direct d’une large gamme de produits agricoles locaux dans le magasin ;
· l’encadrement par une contractualisation équilibrée producteur/distributeur ;
· un appui à la commercialisation, grâce à une identité commune "Saveurs d’ici" et une signalétique, présente dans les rayons et sur les produits, pour leur donner plus de visibilité à cette gamme et d’informer le consom’acteur.
Pour le consommateur, c’est l’assurance de trouver au fil des saisons une offre qualitative, à la fraîcheur incomparable, et rassurante par sa proximité. Non seulement les incontournables crus viticoles, les escargots et le cassis, mais aussi volaille, viande bovine et ovine, fromages de chèvres et de vache, miel, légumes, fruits et les produits de leur transformation… : une diversité permise par la richesse des terroirs de Saône-et-Loire et l’imagination de ses agriculteurs.
Pour le producteur, c’est la sécurité de trouver un débouché local, aussi bien auprès de la clientèle touristique qu’à l’année auprès des consommateurs réguliers, avec une mise en valeur de son offre à la hauteur de la qualité de sa production, et de pouvoir s’impliquer dans l’aval de son activité.
Le Centre commercial devient un lieu de rencontre, d’échange sur les attentes des uns, le savoir-faire des autres… car chaque produit a une histoire à raconter !
Ce projet - qui passe par la reconstruction d’une relation de confiance - prendra son sens dans la durée, avec l’élargissement de la gamme et le développement d’actions permettant d’aller au-delà de la seule relation commerciale. Mais il existe déjà concrètement depuis quatre mois dans les rayons".
Le communiqué est signé de Jean-François Jacob, éleveur de charolaises à Saint-Léger-les-Paray et président de l’association "Saveurs d’ici", et de David Thoral, PDG du Centre E. Leclerc de Paray-le-Monial.
Séduction...
Fort étonnement, les grandes surfaces du département - mais cela est vrai partout en France - manifestent un intérêt soudain à la production locale. C'est très bien pour qui peut profiter de cette dynamique, laquelle est en grande partie mue par l'augmentation de la demande en produits locaux par les consommateurs, pas tous prêts à aller faire les marchés ou à se rendre dans les cours de ferme pour acheter ici des produits laitiers, là des volailles, là encore des légumes. Il faut dire que, selon le directeur du Super U de Prissé, ce créneau, celui des produits locaux en linéaire, est un des rares à "avoir la pêche !". Il évoquait ainsi une croissance annuelle de pas moins de 30 % ces dernières années...
Dans un contexte de morosité de la demande, le segment apparait comme clairement dynamique. Les supermarchés, ici Leclerc de Paray-le-Monial, là les Super U de Bourgogne du Sud - en signant une charte avec le conseil général et la chambre d'agriculture lors du dernier Salon à Paris - et d'autres encore... l'ont tous bien compris, qui entendent profiter de cette manne.
Reste que cette séduction et cet intérêt soudain ont du mal à gommer la méfiance générée par des années de conflit, de tensions qui perdurent par ailleurs...
Dans ce contexte, l'idéal serait que les producteurs se prennent par la main pour, à leur tour - comme cela a été fait dans certains secteurs comme Rhône-Alpes ou dans certains créneaux comme le bio - réinventer une distribution du producteur au consommateur. Cela aurait du succès. L'engouement des grandes surfaces dans ce créneau en est l'illustration, tout comme la bonne santé des Amap, des circuits courts de proximité ou encore celle des magasins de producteurs. A méditer...