La circulation des agents pathogènes en France
Le programme de recherche participative CiTIQUE, coordonné par Inrae en partenariat avec l’université de Lorraine, l’Anses et le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement Nancy-Champenoux, vise à améliorer les connaissances sur les tiques piqueuses et les agents pathogènes qu’elles peuvent transmettre. L’objectif est double : mieux comprendre les risques sanitaires associés aux piqûres et renforcer les actions de prévention.
Pour y parvenir, le dispositif s’appuie sur la participation des citoyens. Les particuliers peuvent signaler une piqûre de tique – sur eux-mêmes ou sur leurs animaux – via l’application Signalement TIQUE, le site internet dédié ou un formulaire papier. Les tiques retirées peuvent ensuite être envoyées à la tiquothèque du laboratoire Tous Chercheurs du centre INRAE Grand Est-Nancy, constituant une source d’échantillons unique en France.Entre 2017 et 2019, les chercheurs ont analysé 2.009 tiques ayant piqué des humains, issues des collectes citoyennes (environ 150 par grande région). Après identification des espèces, leur contenu infectieux a été examiné à la recherche d’une vingtaine d’agents pathogènes.Les résultats montrent que 27 % des tiques analysées sont porteuses d’au moins un agent pathogène pour l’humain. La grande majorité des spécimens étudiés (94 %) appartient à l’espèce Ixodes ricinus. Parmi elles, 15,4 % contiennent la bactérie Borrelia burgdorferi sensu lato, responsable de la maladie de Lyme. D’autres agents pathogènes ont également été détectés : 7,1 % portent Anaplasma phagocytophilum (anaplasmose granulocytaire), 2,9 % N...
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