La décapitalisation ralentit fortement en UE
En Union européenne, le taux de décapitalisation du cheptel bovin a diminué de moitié l’an passé. Moins de vaches ont été abattues.
L’Union européenne dénombrait 29,08 millions de vaches allaitantes et laitières le 1er décembre 2025, selon l’Institut de l’élevage (Idele). En onze mois, les effectifs n’avaient diminué que de 224.000 têtes, soit à peine 1 %. L’année précédente, le taux de décapitalisation était trois fois plus élevé et la ferme Europe avait alors perdu 930.000 bêtes comparée à 2024. En France, le ralentissement est plus mesuré (-2,1 % en rythme annuel en 2025) en raison des dommages collatéraux causés par les épizooties de la fièvre catarrhale ovine (FCO) et de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Après avoir avorté, des milliers de génisses n’ont pas pu rejoindre les troupeaux de vaches. Par ailleurs, le rythme de cessation d’activité des éleveurs reste élevé. Mais la décapitalisation en vaches allaitantes est bien plus faible en France que chez nos voisins européens. Au 1er février, notre pays comptait 3,387 millions bêtes, -1,2 % versus 2025, note l’Idele. Or il y a moins d’un an, les effectifs de vaches diminuaient deux fois plus vite : respectivement -2,4 % et -2,3 % en mars et en avril 2025 comparés à 2024. A contrario, la décapitalisation laitière reste soutenue. En Allemagne, I...
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