Charolais terroir
La qualité assure la stabilité
Malgré une conjoncture difficile, l’association Charolais terroir a réussi à maintenir, en 2010, un niveau d’activité semblable à celui de 2009. Les chiffres ont été présentés au cours de l’assemblée générale de l’association qui s’est tenue la semaine dernière en Saône-et-Loire.
Lors de l’assemblée générale de l'association Charolais terroir - qui s’est tenue mercredi 18 mai à Saint-Christophe-en-Brionnais -, il a bien évidemment été question de la crise que subit la filière viande bovine. « Les producteurs se plaignent de la stagnation des prix à la production depuis plus d’une décennie », intervient Max Chaume, président de l'association. « Les industriels affichent des résultats médiocres et l’industrie de la viande présente un des taux de défaillance d’entreprise parmi les plus élevés de l’économie française. Enfin, les distributeurs sont confrontés à des problèmes de rentabilité de leurs rayons boucherie, peinant en particulier à recruter un personnel qualifié. Cette crise générale est avant tout une crise de confiance provoquée par un sentiment d’opacité tout au long de la filière ».
Il poursuit : « en vertu des éléments d’information qui lui sont imposés sans relâche, le consommateur se demande si la viande est bonne ou mauvaise pour la santé ». De plus, « attiré par les promotions et vivant dans une confusion de marques, le consommateur achète à moindre coût un produit dont il se détourne progressivement ». Selon Max Chaume, « la solution émanerait d’une décision qui ne peut être que politique, qui imposerait un taux de marge identique sur la viande en promotion et la viande hors promotion, ce qui permettrait d’éviter la taxation outrancière reportée sur la viande de qualité et donnerait l’occasion au consommateur d’apprécier le produit à son juste prix et peut-être d’en consommer davantage ».
Une année de stabilité
Malgré cela, le concept Qualité assure à Charolais terroir une stabilité de l’activité. Le bilan 2010 est pratiquement comparable à celui de l’année précédente. Charolais terroir compte 835 producteurs adhérant à l’association et donc susceptibles d’inscrire des animaux dans le cadre de la présélection label. En 2010, 11.890 bovins ont été présélectionnés, dont 9.623 finalement labellisés (81,3 % des bovins labellisés en 2010), représentant 4.428 tonnes. Les femelles représentent 95,85 % des animaux labellisés. En 2010, on constate une diminution du nombre d’animaux classés E et U en conformation au profit de la classe R : 11,3 % des animaux classés E (13,8 % en 2009), 59,8 % classés U (62 % en 2009), 28,9 % classés R (24,2 % en 2009). Le poids moyen des animaux de la classe U est en baisse (547,6 kg en 2009 contre 463,9 kg en 2010), celui de la classe R est en hausse (414,8 kg en 2009 contre 423,5 kg en 2010) et de la classe E est stable (533 kg).
Cependant, l’activité de Charolais terroir au marché de Saint-Christophe-en-Brionnais est en nette régression en 2010. En 2009, 3.800 bovins avaient été commercialisés. Ils n’étaient plus que 2.744 en 2010. Ce marché aux bovins « est une vitrine et un lieu d’échanges qui est loin, à ce jour, de représenter l’image et l’activité du label. En revanche, son arrêt aurait des conséquences défavorables pour une partie des adhérents qui sont des fidèles et inconditionnels représentants ».
Se tournant vers l’avenir, Max Chaume s’est dit prêt à entendre toutes les suggestions qui permettraient de faire progresser la consommation de viande bovine et à soutenir toutes les actions, dans la mesure des possibilités de l’association. Pour lui, l’objectif principal est la qualité supérieure, « car le Label rouge reste le signe le plus connu des consommateurs, reconnu pour sa qualité supérieure ».
En 2010, plusieurs actions d’animation et de communication ont été conduites par l'association. Les animations réalisées dans les points de vente semblent apporter une dynamique au niveau du personnel du rayon boucherie. Les consommateurs sont eux sensibilisés par les échanges leur permettant de se renseigner sur les conditions particulières liées à la production de viande Label rouge. De plus, au niveau des points de vente, le support de document certificateur Charolais terroir a été modifié dans sa conception.
Il poursuit : « en vertu des éléments d’information qui lui sont imposés sans relâche, le consommateur se demande si la viande est bonne ou mauvaise pour la santé ». De plus, « attiré par les promotions et vivant dans une confusion de marques, le consommateur achète à moindre coût un produit dont il se détourne progressivement ». Selon Max Chaume, « la solution émanerait d’une décision qui ne peut être que politique, qui imposerait un taux de marge identique sur la viande en promotion et la viande hors promotion, ce qui permettrait d’éviter la taxation outrancière reportée sur la viande de qualité et donnerait l’occasion au consommateur d’apprécier le produit à son juste prix et peut-être d’en consommer davantage ».
Une année de stabilité
Malgré cela, le concept Qualité assure à Charolais terroir une stabilité de l’activité. Le bilan 2010 est pratiquement comparable à celui de l’année précédente. Charolais terroir compte 835 producteurs adhérant à l’association et donc susceptibles d’inscrire des animaux dans le cadre de la présélection label. En 2010, 11.890 bovins ont été présélectionnés, dont 9.623 finalement labellisés (81,3 % des bovins labellisés en 2010), représentant 4.428 tonnes. Les femelles représentent 95,85 % des animaux labellisés. En 2010, on constate une diminution du nombre d’animaux classés E et U en conformation au profit de la classe R : 11,3 % des animaux classés E (13,8 % en 2009), 59,8 % classés U (62 % en 2009), 28,9 % classés R (24,2 % en 2009). Le poids moyen des animaux de la classe U est en baisse (547,6 kg en 2009 contre 463,9 kg en 2010), celui de la classe R est en hausse (414,8 kg en 2009 contre 423,5 kg en 2010) et de la classe E est stable (533 kg).
Cependant, l’activité de Charolais terroir au marché de Saint-Christophe-en-Brionnais est en nette régression en 2010. En 2009, 3.800 bovins avaient été commercialisés. Ils n’étaient plus que 2.744 en 2010. Ce marché aux bovins « est une vitrine et un lieu d’échanges qui est loin, à ce jour, de représenter l’image et l’activité du label. En revanche, son arrêt aurait des conséquences défavorables pour une partie des adhérents qui sont des fidèles et inconditionnels représentants ».
Se tournant vers l’avenir, Max Chaume s’est dit prêt à entendre toutes les suggestions qui permettraient de faire progresser la consommation de viande bovine et à soutenir toutes les actions, dans la mesure des possibilités de l’association. Pour lui, l’objectif principal est la qualité supérieure, « car le Label rouge reste le signe le plus connu des consommateurs, reconnu pour sa qualité supérieure ».
En 2010, plusieurs actions d’animation et de communication ont été conduites par l'association. Les animations réalisées dans les points de vente semblent apporter une dynamique au niveau du personnel du rayon boucherie. Les consommateurs sont eux sensibilisés par les échanges leur permettant de se renseigner sur les conditions particulières liées à la production de viande Label rouge. De plus, au niveau des points de vente, le support de document certificateur Charolais terroir a été modifié dans sa conception.