Diversification
La Saône-et-Loire reprend son avenir en main
Le 7 avril dernier, à Matour, la chambre d'agriculture lançait une campagne de sensibilisation en faveur de la diversification des systèmes d'exploitation. A direction des agriculteurs eux-mêmes, en particulier des éleveurs en mono-production, mais aussi en direction des pouvoirs publics, des élus ruraux et plus largement des consommateurs eux-mêmes.
« Au-delà de l'opportunité même qu'individuellement nous pouvons avoir à nous tourner vers une production de diversification, la question qui se pose est celle du devenir et de la place stratégique que nous voulons ou que nous pourrons donner à l'agriculture de Saône-et-Loire ». C'est par ces propos que Christian Decerle, président de la chambre d'agriculture, concluait la matinée consacrée aux possibilités de développer dans les exploitations des ateliers complémentaires de volailles de chair (standard, label, bio ou AOC en Bresse), de production d'œufs (standard, label ou bio) ou de production de veaux de boucherie.
Et derrière cette question, c'est bien celle de l'orientation que nous entendons collectivement donner à nos territoires ruraux : des campagnes productives - comme ce vers quoi penche naturellement le monde agricole et rural - ou des campagnes récréatives ? Manifestement, nous sommes à la croisée des chemins et chacun attend que tous, pouvoirs, publics, élus et consommateurs, prennent leurs responsabilités.
Manifestement, par sa présence à cette matinée de lancement d'une vaste campagne, François Philizot, préfet de Saône-et-Loire, entend être attentif à ces problématiques, d'autant que l'étude conduite il y a un an sur l'avenir des exploitations du bassin allaitant de Saône-et-Loire révélait leur fragilité dans un système hyper-spécialisé, qui prouve aujourd'hui nettement ses limites.
Tout au long de la réunion, les différentes interventions - sur un rythme dynamique et vivant - illustraient le réel potentiel, dont les exploitations saône-et-loiriennes auraient tort de se détourner ! Témoignages d'éleveurs, d'acteurs de la filière... tous soulignaient l'importance de cette réflexion. Une choses est sûre : les questions sont posées et la dynamique de réflexion est engagée.
Six rendez-vous à venir
Et derrière cette question, c'est bien celle de l'orientation que nous entendons collectivement donner à nos territoires ruraux : des campagnes productives - comme ce vers quoi penche naturellement le monde agricole et rural - ou des campagnes récréatives ? Manifestement, nous sommes à la croisée des chemins et chacun attend que tous, pouvoirs, publics, élus et consommateurs, prennent leurs responsabilités.
Manifestement, par sa présence à cette matinée de lancement d'une vaste campagne, François Philizot, préfet de Saône-et-Loire, entend être attentif à ces problématiques, d'autant que l'étude conduite il y a un an sur l'avenir des exploitations du bassin allaitant de Saône-et-Loire révélait leur fragilité dans un système hyper-spécialisé, qui prouve aujourd'hui nettement ses limites.
Tout au long de la réunion, les différentes interventions - sur un rythme dynamique et vivant - illustraient le réel potentiel, dont les exploitations saône-et-loiriennes auraient tort de se détourner ! Témoignages d'éleveurs, d'acteurs de la filière... tous soulignaient l'importance de cette réflexion. Une choses est sûre : les questions sont posées et la dynamique de réflexion est engagée.
Six rendez-vous à venir
1er juin : poulets label et canards, à Marigny et à Suin ;
17 juin : volailles de Bresse, à Varennes-Saint-Sauveur ;
23 juin : poules pondeuses plein air, à Montoldre (Allier) ;
24 juin : dindes et canards, Louhans ;
8 septembre : canards et poulets label, dans le sud Charollais ;
début octobre : veaux de boucherie, Thurey.