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Agrioccasions, les occasions agricoles
Viande bovine

Le dossier de la contractualisation arrive...

La section Gros bovins d’Interbev travaille sur un projet de cadre de
contractualisation. Lors de la réunion du 14 avril, le projet a été
débattu entre les fédérations. Le schéma est ciblé sur le Jeune bovin (JB), tout au
moins dans une première étape. Il est proposé pour les élevages
produisant plus de 20 JB.
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L’accord interprofessionnel qui pourrait formaliser ce cadre de contractualisation prévoit un premier niveau avec des contrats entre éleveur et 1er acheteur, et entre 1er acheteur et abatteur, puis un second maillon de contrat entre abatteur et distributeur. Le projet est actuellement réfléchi sur base d’une progressivité de l’obligation faite à l’acheteur de proposer un contrat à l’éleveur. Cette progressivité pourrait être fixée sur 3 ans et atteindre un seuil à déterminer (70 % envisagés, soit tout acheteur devant à terme proposer un contrat aux éleveurs pour au moins 70 % de ses achats.)
La discussion a toutefois bloqué au sein d’Interbev sur la question des indicateurs de formation du prix du contrat et les indices d’évolution de ce prix dans le temps. La FNB porte la demande d’un cadre interprofessionnel basé sur un seul indicateur, le coût de production et son actualisation sur base de l’Impampa. L’aval de la filière préconise un cadre très souple offrant aux opérateurs la possibilité de choisir parmi une batterie d’indicateurs, y compris celui de la cotation Entrée abattoir, voire tout autre indicateur que souhaiterait utiliser l’abatteur pour formaliser son obligation de proposer un contrat aux éleveurs. Concernant l’indicateur de coût de production, l’aval propose aussi de diversifier les situations des éleveurs (jeunes investisseurs, autres éleveurs…) et n’a pas validé la position FNB de travailler sur les céréales auto-consommées au prix de marché. La FNB conteste cette logique qui dévoierait l’objectif de la contractualisation, à savoir donner à l’éleveur une perspective claire de prix pour les bovins mis en engraissement, et sur une base assurant sa correcte rémunération.
La FNB n’entend pas donner son feu vert à un cadre de contractualisation au rabais, et qui pourrait même conduire à déstabiliser les contrats actuellement signés sur base de l’approche coût de production préconisée par la FNB. Le ministre devait réunir les fédérations de la filière ce 26 avril et cette question de l’avancement du dossier contractualisation a été notamment traitée.