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Agrioccasions, les occasions agricoles
Production bovine française

Le JB subit la baisse saisonnière des cours

Les cours du jeune bovin (JB) ont entamé leur baisse saisonnière, constate l’Institut de l’élevage dans sa lettre de conjoncture d’avril. Par contre, ils restent supérieurs de 6 à 8 % à ceux de 2010. La demande est bien là et le marché reste tendu. Par ailleurs, la Turquie a commencé à diminuer ses importations de viande bovine ces derniers mois, mais cette baisse, du fait de prix élevés à l’intérieur du pays, ne devrait pas être trop importante.
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« Les cotations des jeunes bovins ont amorcé leur baisse saisonnière en mars », note le département économie de l’Institut de l’élevage dans sa lettre de conjoncture Tendances lait et viande d’avril. Il précise cependant qu’elles restent « à des niveaux 6 à 8 % supérieurs à ceux des années précédentes ». Le marché « reste tendu » car l’offre manque et la demande continue à être « dynamique ». « Depuis le début de l’année, ce sont 9.000 mâles non castrés de plus qui ont été envoyés à l’abattoir (+6 %) » pour l’export, observe l’Institut de l’élevage.
Le poids moyen toujours en hausse par rapport à l’an dernier (+1 %) a toutefois « reculé de 4 kg entre janvier et février », signe que la demande du marché est forte et que les éleveurs ne gardent pas leurs animaux (le coût de l'aliment est en cause...). Côté export, « en janvier, 10.300 jeunes bovins ont quitté l’Hexagone soit 1,5 fois l’effectif de janvier 2010 », constate l’Institut. Le Liban concurrence l’Italie, avec respectivement 3.900 têtes importées contre 3.300 (-5 %). « Au 1er février 2011, la BDNI faisait état d’un stock de bovins mâles de race à viande de 14 à 22 mois, donc susceptibles d’être abattus dans les mois qui viennent, en recul de plus de 13.000 têtes par rapport à 2010 », selon l’Institut de l’élevage.

La Turquie n’est plus un Eldorado


En viande, la Turquie a été essentiellement à l’origine de la hausse du volume des exportations en janvier comme en février. La totalité des exportations a atteint près de 22.000 tonnes équivalent carcasse (tec) en janvier (+15% par rapport à 2010). Le prix moyen de ces viandes exportées aurait progressé de près de 2 % (3,95 €/kg). L’Allemagne, premier exportateur vers la Turquie, présentait une pénurie d’offre en taurillons ces derniers mois (-10 % en janvier 2011 par rapport à 2010). Par contre, « la remontée des droits de douanes à 45 % contre les 30 % en vigueur depuis octobre 2010 et la dévaluation de la livre turque par rapport à l’euro, de 2 % entre février et mars et de 10 % depuis décembre, renchérissent les viandes de la zone euro pour les importateurs turcs », estime l’Institut de l’élevage. Les importations massives de ces derniers mois conduisent à réduire le prix intérieur de la viande : « le prix moyen des carcasses au premier trimestre 2011 était ainsi en recul de 14 % par rapport au dernier trimestre 2010. Les importations turques en provenance de l’Union européenne ont reculé de 25.500 tonnes en décembre à 13.400 en janvier et 12.500 en février, selon Turkstat, et le prix moyen est passé de 3,88 €/kg en décembre à 3,82 €/kg en janvier et 3,76 €/kg en février ». Mais comme le conclut l’Institut de l’élevage, le gouvernement turc « est encore préoccupé par le niveau élevé des prix à la consommation ce qui devrait continuer à favoriser un flux de viandes importées ».


Le nombre de vaches abattues en février atteint des records


« Il faut remonter à 2005 pour retrouver un nombre si élevé » de vaches abattues en février, observe l’Institut de l’élevage dans sa lettre de conjoncture Tendance lait et viande d’avril. Au mois de février, près de 161.000 vaches ont été abattues (+10 % par rapport à 2010), soit 72.000 tonnes équivalent carcasses (+11 % par rapport à 2010). « Malgré des niveaux déjà élevés, les cotations des vaches ont entamé leur hausse saisonnière au mois de mars à des niveaux proches de ceux de 2006. Cette hausse a été cependant moins marquée pour les vaches allaitantes », note l’Institut de l’élevage. En viande bovine, les importations faiblissent, notamment de l’Allemagne, l’Italie et l’Irlande (-15 % par rapport à 2010), au point que « les disponibilités pour la consommation calculée par bilan étaient en recul de 2 % par rapport à l’année précédente ». Par ailleurs, « l’augmentation du prix moyen de la viande de bœuf et le manque de consommation des morceaux d’avants ont entraîné une augmentation du prix d’achat moyen de plus de 6 % par rapport à février 2010 », constate l’Institut de l’élevage.



Le broutard se raréfie en ce début de printemps, ce qui soutient les cours


Depuis plusieurs mois, le broutard n’attire pas les acheteurs. Cependant « si la demande n’a pas tiré énormément, l’offre a commencé à se réduire progressivement en ce début de printemps au climat favorable », note l’Institut de l’élevage dans sa lettre de conjoncture Tendance lait et viande d’avril. « Les animaux lourds sont de moins en moins nombreux et les animaux légers, nés à l’automne, ne sont pas encore prêts. De plus les sorties au pâturage ont été précoces cette année. Cette tendance devrait se confirmer dans les semaines à venir et soutenir les cours ». Avec 90.600 animaux exportés en janvier, ce mois est « le deuxième plus mauvais mois de janvier depuis 2001 », constate l’Institut. Le commerce avec l’Italie est très calme depuis ce début d’année et « le surplus d’achats traditionnel du mois de janvier, destiné à remplir les ateliers vidés avant les fêtes de fin d’année, n’a pas été observé ». Pour les animaux lourds, l’Algérie continue de soulager le marché.