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Mercosur

Le protectionnisme de retour…

Pour compenser les déséquilibres commerciaux provoqués par la
conjoncture économique internationale, les quatre pays du Mercosur ont
décidé fin décembre d’augmenter temporairement les taxes à l’importation
sur les produits provenant de l’extérieur de leur marché commun. Une
mesure qui vient à point nommé alors que certains travaillent à la
relance des négociations pour un accord de libre-échange entre l’Union
européenne et le bloc de quatre pays sud-américains (Argentine, brésil,
Uruguay, Paraguay), accord qui se ferait au détriment de notre
agriculture…
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« C’est une décision courageuse, sage, et qui respecte les règles du jeu de l’OMC », a assuré de son côté la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, au lendemain d’une résolution publiée à l’issue du sommet du Mercosur à Montevideo. Selon cette résolution, les Etats membres sont « autorisés à relever, de manière temporaire, les taux d’imposition à l’importation au-delà des taxes douanières externes communes pour les importations d’origine extérieure à la zone de l’union douanière ».

Les politiques de change en question



Les taxes pourront être augmentées jusqu’à 35 %, le maximum autorisé par l’OMC. Cette hausse temporaire pourra durer un an, renouvelable une fois, selon la résolution qui ne précise toutefois pas quand elle prendra effet.
Ces derniers mois, l’Argentine avait déjà pris des mesures anti-dumping monétaire et limité les autorisations d’importation de produits chinois, alors que le Brésil avait annoncé, en septembre dernier, une hausse de +30 % des taxes sur les véhicules importés qui ne proviennent pas au moins à 65 % du pays ou du Mercosur, et avait mis en place des restrictions sur les importations textiles. Les politiques de change de pays comme les Etats-Unis et la Chine sont clairement montrées du doigt par le Brésil, qui voit son real démesurément apprécié face au dollar et au yuan aux yeux des autorités. Ah, eux aussi… ?