« Les éleveurs sont à bout »
Prédation / Représentant de la FNSEA au sein du groupe national loup (GNL), Bernard Mogenet ne cache plus son exaspération. Vendredi 12 décembre, un GNL devait se tenir à Lyon, les représentants professionnels ont décidé de le boycotter, dénonçant « un carcan administratif » et « l’inaction » des pouvoirs publics face à la prédation. Entretien.
Pourquoi avoir décidé de ne pas participer à la réunion du groupe national loup (GNL) qui devait se tenir vendredi 12 décembre ?Bernard Mogenet : « Nous en avons assez de perdre du temps. Ces réunions ne servent plus à rien. Les chiffres et les estimations que l’on nous présente ne reflètent en rien la réalité sur le terrain où les dégâts continuent d’augmenter. En juin, nous étions déjà à plus de 26 % de dégâts, dont 13 % dans la zone historique [départements alpins. NDLR] et ce malgré les mesures de protection mises en place par les éleveurs. Même dans les zones historiques, où le travail est bien fait, les attaques persistent. Alors, à quoi bon ? » Quels sont les derniers chiffres connus sur la population de loups ?B.M : « Il y a une dizaine de jours, la préfète nous a communiqué une estimation qui s’élèverait à 1 ...
La suite est réservée à nos abonnés.