Fruits et légumes français
Les producteurs n'en peuvent plus...
Face à la concurrence étrangère et le manque d’engouement des
consommateurs, la situation économique des producteurs de fruits et
légumes français est très préoccupante. L'instauration d'une préférence nationale s'impose.
consommateurs, la situation économique des producteurs de fruits et
légumes français est très préoccupante. L'instauration d'une préférence nationale s'impose.
Les Associations d’organisations de producteurs (AOP) pêches et nectarines de France, abricots de France, prunes et tomates et concombres de France demandent ainsi aux acteurs de la chaîne commerciale (grossistes, grande distribution, détaillants, restauration collective) de mettre à l’honneur les fruits et légumes hexagonaux avant les autres. « Nous savons cultiver les fruits et légumes pour qu’ils soient bons, abondants et vendus à un prix qui permette de faire vivre chaque maillon de la chaîne. C’est une honte que nos concitoyens français n’y aient pas autant accès qu’ils le devraient », dénonce Bruno Darnaud, responsable de l’AOP pêches et nectarines de France. A Rungis, 67 % des pêches et nectarines vendus par les grossistes venaient d’Espagne ou d’Italie la dernière semaine de juin et encore 55 % la première semaine de juillet. Des chiffres « véritablement inacceptables », déplorent les producteurs français. Les AOP fruits et légumes réclament également que leurs produits soient achetés « au juste prix ». Elles mettent enfin en garde les consommateurs contre les « fraudes et fausses informations pratiquées sur les marchés de plein air » concernant des fruits d’importation « vendus sous l’appellation souvent abusive et trompeuse de "fruits et légumes de pays" ou "direct producteurs" ».