Les revenus 2025 portés par le prix de la viande
L’an passé, la viande n’était plus un sous-produit du lait. Les éleveurs laitiers doivent une grande partie de l’augmentation du résultat courant de 20, 30 et même 40 K€/unité de main-d’œuvre (UMO) de leur exploitation aux marchés de la viande bovine. Mais les inégalités de revenus entre systèmes d’exploitation se creusent.
Comme chaque année, l’Institut de l’élevage (Idele) a publié son dossier annuel « Bovins lait » dont une partie est dédiée aux revenus des producteurs laitiers. Pour les calculer, il s’est appuyé sur son réseau Inosys de 369 exploitations agricoles réparties en sept systèmes d’élevage, selon leur spécialisation et leur localisation. Il en ressort que le résultat courant moyen par unité de main d’œuvre(UMO) après cotisations sociales (RC/UMO) était de 57 800 € en 2025. En fait, la marge Ipampa Lait sur coût indicé (MILC), calculée par l’Idele, a progressé de 66 €/ par 1.000 litres l’an passé, grâce à l’augmentation continue du produit viande (+ 33 €/1.000 l) alors qu’avant la crise de la Covid, les éleveurs ne parvenaient pas à valoriser les vaches réformées. La contribution du lait à la MILC est plus faible : +26 €/1.000 l. La MILC avait ainsi atteint 246 €/1.000 litres de lait en moyenne l’an passé. En 2012, elle avoisinait une centaine d’euros. Mais son montant a réellement décollé à partir de 2022 lorsque les prix du lait et de la viande commençaient à croître bien plus que les charges. Ces trois dernières années, les éleveurs laitiers ont à la fois bénéficié des conjonctu...
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