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Agrioccasions, les occasions agricoles
Protéines et farines animales

Ne pas tout confondre !

Personne en France n’est favorable à la réintroduction des farines animales dans l’alimentation du bétail. Pas plus les consommateurs, que les fabricants d’aliments, les éleveurs ou les professionnels de l’abattage et de la transformation, ni le ministre qui l'a fait savoir par communiqué de presse. La question est cependant posée à l’heure où l’Union européenne envisage de remettre à la disposition de l’alimentation des porcs, des volailles et des poissons, des produits résiduels de l’alimentation humaine, de haute valeur nutritionnelle.
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Ce qu’il faut savoir est qu’aujourd’hui la distinction est désormais bien établie entre les protéines animales transformées de 2011 et les farines animales de 2000, aussi bien selon l’Académie d’Agriculture de France que selon le Syndicat national des industries de la viande. C’est également l’avis du Conseil national de l’alimentation qui estime, dans un avis rendu le 31 mai, que la situation sanitaire des coproduits des abattoirs est parfaitement maîtrisée. Ce qui ouvre la voie à la réintroduction des protéines animales transformées dans l’alimentation du bétail. En effet, les résidus animaux sains et ceux des animaux trouvés morts empruntent des circuits totalement différents. Les premiers, issus des animaux destinés à la consommation humaine, sont traités dans des abattoirs sous contrôle sanitaire. Ils donnent des protéines animales transformées certifiées saines. En revanche les cadavres sont traités dans des sites d’équarrissage et ne sont en aucun cas mélangés avec les protéines animales transformées, comme cela était le cas dans la fabrication des farines animales avant 2000.