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Seconde moisson, Matériel agricole, Bourgogne Franche Comté
GIE Synergie Charolais Station de Jalogny

La vente aura bien lieu à Charolles

Chaque année, la station de Jalogny doit composer avec de nouvelles contraintes sanitaires liées aux maladies vectorielles. Pour la campagne 2025-2026, le GIE Synergie a dû braver la DNC dont le zonage s’est étendu jusqu’au Clunisois. Malgré un recrutement perturbé, la station saône-et-loirienne a fait le plein et la vente aux enchères se fera bien à Charolles le 20 février. 

La vente aura bien lieu à Charolles

Cette année, la campagne d’évaluation à la station de Jalogny aura une nouvelle fois connu un contexte sanitaire compliqué. Le recrutement des animaux (mi-août puis 1er et 2 septembre) tombait en pleine crise de Dermatose Nodulaire Contagieuse.  Lorsque les veaux sont entrés en station le 30 septembre dernier, un foyer de DNC avait été identifié dans le Rhône et certains départements d’origine des veaux étaient concernés par le zonage sanitaire. « Cinq veaux que nous avions recrutés avant le zonage n’ont pas pu venir et deux exploitations n’ont pas pu être visitées par la commission car elles se trouvaient dans la zone réglementée », confie Didier Giraud, président du GIE Synergie Charolais Station de Jalogny. Malgré cela, la station est parvenue à rentrer 90 veaux atteignant sa pleine capacité. Mi-octobre, la DNC touchait le Jura et l’Ain ce qui plaçait le Clunisois en zone de surveillance (ZR5). Conséquence, « il a fallu vacciner tous les veaux contre la DNC. Ce qui a été fait le 20 novembre », indique Didier Giraud.

« On s’adapte… »

Les responsables du GIE sont passés par des moments d’incertitude, ne cache pas le président. « Fallait-il les rentrer ? Et puis, il y avait aussi le risque que cela représentait pour le troupeau de la ferme expérimentale », confie Didier Giraud. La station de Jalogny s’est adaptée à la situation en appliquant un protocole sanitaire des plus rigoureux. Le site a été entièrement confiné. Les veaux sont tous vaccinés contre la MHE, les FCO 3, 4 et 8, la DNC, fait valoir le président.

« Les contraintes sont nombreuses, mais il y a un vrai besoin de reproducteurs aujourd’hui », rapporte Didier Giraud qui signale que le commerce de reproducteurs a été très perturbé cet automne. Les éleveurs-sélectionneurs et la filière reproducteurs ont été mis à rude épreuve avec l’annulation de tous les évènements génétiques alors même que certains marchés en zones surveillées ont pu rouvrir… « Mais on s’adapte », positive le président du GIE.

« On en verra d’autres… »

« Les crises sanitaires se succèdent chaque année. En 2020, c’était le Covid, l’année dernière nous étions confrontés à la FCO 3 et 8 ainsi qu’à la MHE… Toutes les zones se croisaient chez nous ! Bon an mal an, malgré ces contraintes, nous sommes toujours parvenus à organiser notre vente. Et on en verra d’autres avec de nouveau des zones où l’on ne pourra pas recruter ; d’autres où l’on ne pourra pas vendre… Il faudra encore s’adapter », confie Didier Giraud.

La montée en puissance de la vente en ligne est une réponse à ces incertitudes, ajoute le président qui reconnait que ce mode de commercialisation offre une alternative en cas d’impossibilité d’organiser la vente en présence des animaux.

Mouvements de nouveaux possibles

Mais le 20 février prochain, la vente aux enchères aura bel et bien lieu à Charolles, annonce Didier Giraud. Les choses se sont en effet précisées en milieu de semaine dernière alors que la zone réglementée comprenant Jalogny est passée en zone vaccinale le 30 novembre et que les mouvements d’animaux devaient reprendre sous conditions à compter du 8 décembre. Cette évolution rend possible le transfert des veaux de Jalogny à Charolles puis leur commercialisation et livraison dans les élevages des acquéreurs. Ces mouvements seront toutefois conditionnés à une visite vétérinaire et à un laisser-passer.

Des restrictions persistent cependant pour les animaux qui auraient à retourner en zone de protection et pour l’export, indique le président du GIE. D’ici là, on imagine que les acheteurs étrangers fidèles à la station saône-et-loirienne feront pression sur leurs autorités pour permettre la livraison de ces reproducteurs.

Les contraintes sanitaires ont aussi ce mérite que la station de Jalogny propose au final « des veaux hyper sains, vaccinés contre toutes les maladies vectorielles du moment et triés par la spermatogenèse, tout cela en plus de leurs performances et de leur potentiel génétique », fait valoir Didier Giraud.

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