Plaidoyer pour les basses densités
À Cheilly-lès-Maranges, le domaine Berger-Rive, comme beaucoup d’autres dans les hautes-côtes de Beaune et de Nuits, travaille à basse densité (5000 pieds/ha) sur une grande partie de ses surfaces. Un choix assumé et une opportunité que certains vignerons aimeraient même ouvrir à d’autres appellations.
Paul Berger sort ses notes par acquit de conscience mais en réalité, il connaît le dossier par cœur. Les basses densités sont une réalité historique dans cette zone traditionnellement polyculturale. « Mon grand-père a fondé le domaine dans les années 1950 puis mon père s’est spécialisé dans la vigne », explique-t-il. Il s’étend aujourd’hui à 26 ha dont 16 ha autour de la maison en bourgogne hautes-côtes-de-beaune, bourgogne et bourgogne aligoté, tout en basse densité ; et 10 ha à Rully et Mercurey à 10.000 pieds/ha.« La moitié du vignoble des hautes-côtes est en basse densité, soit environ 900 ha, et ce, depuis 50 ans ! Nous sommes un véritable laboratoire à ce sujet ». Ce qui tord le cou à l’idée (des amateurs éclairés) que la Bourgogne est uniquement un vignoble de haute densité.Le cahier des charges revisité en 2011 autorise des plantations à rendement égal jusqu’à 5.000 pieds et en-deçà, avec une décote de 10 % du rendement « car on estime qu’on ne peut atteindre une surface foliaire suffisante pour atteindre le rendement de l’appellation. En revanche les nouvelles plantations doivent comporter une densité de 4 000 pieds/ha (contre 3...
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