Le commerce en 2010
Retour contrasté à la croissance
L’année 2010 est marquée par une reprise modérée des ventes après le coup de frein de 2009. Le redémarrage est net dans le commerce de gros (+ 2,8 % en volume), sans pour autant effacer la forte baisse d’activité de 2009 ; la reprise est plus timide dans le commerce de détail et le commerce et la réparation automobiles (+ 1,6 % et + 1,2 %) ; le commerce de détail non alimentaire renoue nettement avec la croissance, tandis que l’alimentaire reste pratiquement stable. L’emploi salarié repart à la hausse en 2010. Le rebond est toutefois d’ampleur modeste, un peu inférieur à celui de l’ensemble de l’emploi salarié marchand. Les créations d’entreprises commerciales restent soutenues par le régime des auto-entrepreneurs.
Après le fort repli de 2009, les ventes du commerce de gros et des intermédiaires du commerce repartent à la hausse en 2010 : + 2,8 % en volume. La croissance est encore plus forte en valeur (+ 6,2 %) compte tenu d’importantes hausses de prix.
Les ventes des grossistes en produits agricoles bruts sont en net recul (− 3,6 % en volume) : la sécheresse qui a touché la Russie a pesé sur l’offre mondiale de céréales. La hausse des prix fait néanmoins progresser les ventes en valeur de 7,0 %. La situation des intermédiaires du commerce est comparable, avec un recul des ventes en volume (− 1,6 %) mais une forte progression en valeur (+ 5,3 %).
Dans tous les autres secteurs du commerce de gros, les ventes redémarrent en volume, sans toujours effacer la forte baisse de 2009.
En hausse de 2,7 %, les ventes en volume des grossistes en produits alimentaires retrouvent un niveau comparable à celui de 2008. La plupart des prix sont en hausse, parfois même très fortement comme pour les fruits et légumes (+ 13,0 %). Le secteur bénéficie d’une demande extérieure dynamique et du léger rebond de la consommation des ménages.
Commerce de détail : fort dynamisme du non-alimentaire
En 2010, les ventes toutes taxes comprises du commerce de détail et de l’artisanat commercial (boulangeries, pâtisseries, charcuteries) progressent de 2,6 % en valeur. En volume, la hausse est moins marquée (+ 1,6 %), après le recul de 2009 (− 1,0 %) et la quasi-stabilité de 2008 (tableau 2). La croissance de 2010 reste nettement inférieure au rythme moyen de la période 2000-2007.
Le commerce alimentaire peine à repartir. Les ventes des magasins d’alimentation spécialisée et d’artisanat commercial restent en légère baisse (− 0,6 % en volume). Les petites surfaces d’alimentation générale et les magasins de produits surgelés s’en sortent un peu mieux (+ 0,9 % en volume). Les ventes des grandes surfaces d’alimentation générale sont presque stables (− 0,2 %), après deux années de recul. Mais les supermarchés sont en meilleure situation que les hypermarchés (respectivement + 1,4 % et − 1,3 %), confirmant la tendance des dernières années.
Cette conjoncture en demi-teinte du commerce alimentaire contraste avec le dynamisme retrouvé du commerce non alimentaire, dont tous les secteurs renouent avec la croissance en 2010. Les ventes des grands magasins et autres commerces généralistes non alimentaires (les bazars) connaissent un véritable boom en 2010 (+ 7,2 % en volume) : ce secteur profite du dynamisme du tourisme et du succès des soldes d’été.
Pour en savoir plus : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?id=3376®_id=0
Les ventes des grossistes en produits agricoles bruts sont en net recul (− 3,6 % en volume) : la sécheresse qui a touché la Russie a pesé sur l’offre mondiale de céréales. La hausse des prix fait néanmoins progresser les ventes en valeur de 7,0 %. La situation des intermédiaires du commerce est comparable, avec un recul des ventes en volume (− 1,6 %) mais une forte progression en valeur (+ 5,3 %).
Dans tous les autres secteurs du commerce de gros, les ventes redémarrent en volume, sans toujours effacer la forte baisse de 2009.
En hausse de 2,7 %, les ventes en volume des grossistes en produits alimentaires retrouvent un niveau comparable à celui de 2008. La plupart des prix sont en hausse, parfois même très fortement comme pour les fruits et légumes (+ 13,0 %). Le secteur bénéficie d’une demande extérieure dynamique et du léger rebond de la consommation des ménages.
Commerce de détail : fort dynamisme du non-alimentaire
En 2010, les ventes toutes taxes comprises du commerce de détail et de l’artisanat commercial (boulangeries, pâtisseries, charcuteries) progressent de 2,6 % en valeur. En volume, la hausse est moins marquée (+ 1,6 %), après le recul de 2009 (− 1,0 %) et la quasi-stabilité de 2008 (tableau 2). La croissance de 2010 reste nettement inférieure au rythme moyen de la période 2000-2007.
Le commerce alimentaire peine à repartir. Les ventes des magasins d’alimentation spécialisée et d’artisanat commercial restent en légère baisse (− 0,6 % en volume). Les petites surfaces d’alimentation générale et les magasins de produits surgelés s’en sortent un peu mieux (+ 0,9 % en volume). Les ventes des grandes surfaces d’alimentation générale sont presque stables (− 0,2 %), après deux années de recul. Mais les supermarchés sont en meilleure situation que les hypermarchés (respectivement + 1,4 % et − 1,3 %), confirmant la tendance des dernières années.
Cette conjoncture en demi-teinte du commerce alimentaire contraste avec le dynamisme retrouvé du commerce non alimentaire, dont tous les secteurs renouent avec la croissance en 2010. Les ventes des grands magasins et autres commerces généralistes non alimentaires (les bazars) connaissent un véritable boom en 2010 (+ 7,2 % en volume) : ce secteur profite du dynamisme du tourisme et du succès des soldes d’été.
Pour en savoir plus : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?id=3376®_id=0