Yoplait
Sous l’étendard américain ?
Le groupe agroalimentaire américain, General Mills, pourrait prendre le contrôle de Yoplait. En effet, le groupe américain a été choisi pour rentrer en négociation exclusive pour acquérir la majorité de Yoplait, la deuxième marque de produits laitiers mondiale après Danone. General Mills racheterait au fonds d’investissement PAI la totalité de sa participation de 50 % qu’il détient dans Yoplait et acquérir 1 % supplémentaire auprès de la coopérative Sodiaal. Le prix de la transaction est estimé à 800 millions d’euros.
Général Mills l’a emporté devant une dizaine de candidats très intéressés par la notoriété de la marque, à commencer par Lactalis, Nestlé, Bel, en France. Un groupe mexicain Lala s’était porté candidat et même un groupe chinois, Bright Food. Mais Sodiaal a préféré signer avec son principal partenaire aux Etats-Unis. Celui-ci exploitait en franchise jusqu’en septembre dernier la marque Outre-Atlantique.
Sixième groupe alimentaire mondial, General Mills n’est pas un inconnu en France. La firme commercialise les glaces Häagen-Dazs et le maïs Géant vert. Il compte cinq usines dont une à Arras pour les glaces et deux dans les Landes pour le maïs.
Quant à Lactalis, qui a été évincé du dossier Yoplait, il prend sa revanche en Italie. Le numéro un français du lait a annoncé qu’il détenait en direct 11,4 % du capital de Parmalat. Grâce à cette participation, Lactalis devient un actionnaire de référence de Parmalat et occupe désormais une place de choix sur le marché italien puisqu’il est déjà propriétaire de Galbani.
Ces deux opérations ne sont pas sans réveiller, en France comme en Italie, le nationalisme économique...
Un choix pertinent selon Coop de France
Dans un communiqué, Coop de France appuie le choix de Sodiaal qui a retenu l’Américain General Mills comme partenaire. Pour Coop de France, l’accord qui a été passé avec Général Mills permet de maintenir Sodiaal au capital ainsi que son droit de veto sur les principales décisions stratégiques. Il permet aussi de conserver 50 % de la société de marques pour un partage égalitaire des royalties, tout en assurant un potentiel de développement à l’international dans un marché en croissance de 8 % par an.
En outre, cette opération consacre des liens historiques entre Yoplait et son partenaire franchisé aux Etats-Unis depuis 34 ans. Durant cette période, General Mills s’est construit une position de leader incontesté dans le yaourt avec une part de marché de 35 %.
Le Gouvernement se montre quant à lui plus réservé sur ce choix. « Il sera particulièrement attentif à la mise en place par les actionnaires d’un plan industriel de développement favorable à l’emploi, à l’innovation et aux producteurs de lait », indiquent Christine Lagarde et Bruno Le Maire dans un communiqué commun en précisant que le Fonds structurel d’investissement (FSI) pourrait accompagner ce projet d’investissement dans Yoplait.
Sixième groupe alimentaire mondial, General Mills n’est pas un inconnu en France. La firme commercialise les glaces Häagen-Dazs et le maïs Géant vert. Il compte cinq usines dont une à Arras pour les glaces et deux dans les Landes pour le maïs.
Quant à Lactalis, qui a été évincé du dossier Yoplait, il prend sa revanche en Italie. Le numéro un français du lait a annoncé qu’il détenait en direct 11,4 % du capital de Parmalat. Grâce à cette participation, Lactalis devient un actionnaire de référence de Parmalat et occupe désormais une place de choix sur le marché italien puisqu’il est déjà propriétaire de Galbani.
Ces deux opérations ne sont pas sans réveiller, en France comme en Italie, le nationalisme économique...
Un choix pertinent selon Coop de France
Dans un communiqué, Coop de France appuie le choix de Sodiaal qui a retenu l’Américain General Mills comme partenaire. Pour Coop de France, l’accord qui a été passé avec Général Mills permet de maintenir Sodiaal au capital ainsi que son droit de veto sur les principales décisions stratégiques. Il permet aussi de conserver 50 % de la société de marques pour un partage égalitaire des royalties, tout en assurant un potentiel de développement à l’international dans un marché en croissance de 8 % par an.
En outre, cette opération consacre des liens historiques entre Yoplait et son partenaire franchisé aux Etats-Unis depuis 34 ans. Durant cette période, General Mills s’est construit une position de leader incontesté dans le yaourt avec une part de marché de 35 %.
Le Gouvernement se montre quant à lui plus réservé sur ce choix. « Il sera particulièrement attentif à la mise en place par les actionnaires d’un plan industriel de développement favorable à l’emploi, à l’innovation et aux producteurs de lait », indiquent Christine Lagarde et Bruno Le Maire dans un communiqué commun en précisant que le Fonds structurel d’investissement (FSI) pourrait accompagner ce projet d’investissement dans Yoplait.