Stabilité de rampe : quand l’électronique prend le pas sur la mécanique
PULVÉRISATION / L’augmentation des largeurs et des vitesses de travail pousse les constructeurs de pulvérisateurs à repenser la stabilisation des rampes. Grâce à de nouveaux cadres centraux, les capteurs à ultrasons et les régulations électrohydrauliques prennent progressivement le relais des suspensions mécaniques traditionnelles.
La stabilité de rampe reste l’un des défis majeurs pour les constructeurs de pulvérisateurs. À la clé : des traitements phytosanitaires plus homogènes, une maîtrise accrue de la dérive et la possibilité de travailler plus vite, avec des rampes toujours plus larges. Pour y parvenir, la suspension du cadre central n’a cessé d’évoluer, au rythme de l’augmentation des largeurs de travail et des exigences agronomiques. Longtemps, les systèmes pendulaires ont constitué la base de la stabilisation des rampes des pulvérisateurs. Ils ont ensuite été complétés par des cadres pendulo-biellettes, afin d’améliorer la correction de dévers. « Ces évolutions ont amélioré la stabilité globale, mais montrent leurs limites lorsqu’une réaction très rapide est nécessaire pour contrôler les mouvements de la rampe », observe Benjamin Perriot, ingénieur chez Arvalis. Pour mieux maîtriser la hauteur de travail sur toute l’envergure de la rampe, les constructeurs ont progressivement intégré des systèmes de régulation combinant capteurs à ultrasons et vérins pilotés. Mais cette montée en puissance de l’électrohydraulique a mis en lumière un paradoxe. « Plus la régulation devient fine et réact...
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