Compétitivité de la filière bovine
Treize mesures en exergue
La compétitivité de la filière viande rouge est au cœur des préoccupations. Un rapport d’étape a été rendu. Le Syndicat national des industriels des viandes (Sniv-SNCP) en a fait le bilan dans sa lettre d’actualité du 21 mars.
Missionné par le ministère de l’Agriculture et FranceAgriMer, Ernst & Young a rendu la première partie de son audit sur la compétitivité de la filière viande bovine, une étude très attendue depuis plusieurs mois. La lettre d’actualité du Syndicat national des industriels des viandes (Sniv-SNCP) du 21 mars en donne les grandes orientations.
Des priorités…
Le cabinet a identifié treize mesures pour améliorer la compétitivité de la filière en maîtrisant ses coûts, en améliorant la valeur ajoutée de ses opérateurs, en l’orientant vers des marchés équilibrés et en croissance et en optimisant son organisation. Le Sniv-SNCP développe ses quatre grands axes : « Il est soulevé notamment l’urgence de s’intéresser à la professionnalisation de structures d’engraissement de bovins viande dans un objectif de substitution à la vache laitière, pour anticiper les effets de la Pac. Côté abattoir, le consultant insiste sur l’accompagnement de la réduction du "coût du réglementaire" (équarrissage, ESB, contraintes environnementales), mais également contre les distorsions de concurrence relatives aux coûts de main-d’œuvre », remarque-t-il.
Une réforme urgente
Augmenter la valeur ajoutée des opérateurs signifie « accompagner la filière vers davantage de produits désossés, vers l’émergence de produits élaborés, de stratégies de marques, d’investissements marketing et d’innovation. La production devra veiller à anticiper les évolutions, inévitables, des échanges communautaires en vif et en carcasse », rapporte le Sniv-SNCP. « Mettre la priorité sur le steak haché français, “produit stratégique” mais appelé à être hautement concurrencé par des produits importés, anticiper les évolutions à l’export (plus de piécés et moins de carcasses), tout en conservant une filière différenciée (races à viande notamment) organisée autour de circuits courts notamment » revient à exploiter au mieux des marchés à fort potentiel.
« Cette étude confirme plusieurs des orientations du “mémorandum pour une nouvelle compétitivité des filières viande” présenté par le Sniv-SNCP en octobre 2010 », relève le syndicat. D’après lui, elle « insiste tout particulièrement sur l’urgence pour la filière bovine de mener les réformes structurelles qui lui permettront d’avoir un avenir en Europe ».
Des priorités…
Le cabinet a identifié treize mesures pour améliorer la compétitivité de la filière en maîtrisant ses coûts, en améliorant la valeur ajoutée de ses opérateurs, en l’orientant vers des marchés équilibrés et en croissance et en optimisant son organisation. Le Sniv-SNCP développe ses quatre grands axes : « Il est soulevé notamment l’urgence de s’intéresser à la professionnalisation de structures d’engraissement de bovins viande dans un objectif de substitution à la vache laitière, pour anticiper les effets de la Pac. Côté abattoir, le consultant insiste sur l’accompagnement de la réduction du "coût du réglementaire" (équarrissage, ESB, contraintes environnementales), mais également contre les distorsions de concurrence relatives aux coûts de main-d’œuvre », remarque-t-il.
Une réforme urgente
Augmenter la valeur ajoutée des opérateurs signifie « accompagner la filière vers davantage de produits désossés, vers l’émergence de produits élaborés, de stratégies de marques, d’investissements marketing et d’innovation. La production devra veiller à anticiper les évolutions, inévitables, des échanges communautaires en vif et en carcasse », rapporte le Sniv-SNCP. « Mettre la priorité sur le steak haché français, “produit stratégique” mais appelé à être hautement concurrencé par des produits importés, anticiper les évolutions à l’export (plus de piécés et moins de carcasses), tout en conservant une filière différenciée (races à viande notamment) organisée autour de circuits courts notamment » revient à exploiter au mieux des marchés à fort potentiel.
« Cette étude confirme plusieurs des orientations du “mémorandum pour une nouvelle compétitivité des filières viande” présenté par le Sniv-SNCP en octobre 2010 », relève le syndicat. D’après lui, elle « insiste tout particulièrement sur l’urgence pour la filière bovine de mener les réformes structurelles qui lui permettront d’avoir un avenir en Europe ».