Un métier d’éleveur entre technicité et passion
À l’occasion des Journées de juin organisées par la section des retraités agricoles, Gilbert Bontemps, apiculteur, a livré un témoignage concret et accessible sur son métier. Un échange qui a permis de mieux comprendre les réalités d’une activité exigeante, au croisement de l’élevage et de l’environnement.
Un métier d’éleveur à part entière« Le travail d’apiculteur, c’est un travail d’éleveur », rappelle d’emblée Gilbert Bontemps. Une évidence souvent ignorée. Loin de l’image d’un professionnel cantonné à la miellerie, l’apiculteur passe l’essentiel de son temps au rucher. « À peine 10 % de mon temps est consacré au miel. Le reste, c’est la surveillance des colonies » .Comme en élevage, l’attention portée à la santé et à l’alimentation des animaux est essentielle. Fort de son passé d’éleveur bovin, il souligne les similitudes : « une colonie bien nourrie est une colonie résistante ». Les abeilles ont besoin d’une grande diversité de ressources florales pour se développer correctement, avec pas moins de 37 pollens différents sur une année. Comprendre le fonctionnement de la rucheLes échanges avec le public ont permis de clarifier certains points souvent mal compris. Le miel provient du nectar, et non du pollen. Ce dernier joue toutefois un rôle fondamental dans l’élevage des larves : « le pollen sert à nourrir les jeunes abeilles. Sans lui, la ruche devient fragile ». La conduite d’un cheptel apicole demande technicité et obse...
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