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Agrioccasions, les occasions agricoles
Coût du travail

Un projet de loi bien accueilli

Une délégation de Légumes de France a assisté, le 14 avril, aux débats de l'Assemblée nationale sur la proposition parlementaire de loi visant à renforcer durablement la compétitivité de l'agriculture française. Cette proposition de loi d'initiative parlementaire a été cosignée par 131 députés.
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Pour Angélique Delahaye, présidente de Légumes de France, les députés ne peuvent plus nier le problème posé aux producteurs de légumes - comme d'ailleurs aux autres employeurs de main-d'œuvre en agriculture - par les distorsions de concurrence entre Etats-membres de l'Union européenne sur le coût du travail. La démonstration faite par les députés Jean Dionis du Séjour et Charles de Courson a été éclatante ! Ainsi, en vingt ans, la production de fraises en France a diminué de moitié pendant qu'elle doublait en Allemagne ! Idem pour l'asperge, idem encore pour les filières animales...
Reste désormais à se mettre d'accord sur la façon de corriger rapidement ces distorsions de concurrence et de prendre en charge les cotisations patronales, pour conforter l'emploi en agriculture et lutter contre la précarité.
Pour Légumes de France, « le financement alternatif des cotisations patronales par une taxe sur la grande distribution est une bonne idée. D'ailleurs, c'est bien cette dernière - la grande distribution - qui profite du dumping social de nos concurrents ! Certes les aspects communautaires ne peuvent pas être négligés, mais l'euro-compatibilité ne peut servir d'alibi à ne rien faire ou à se contenter d'une mesurette ! » De même, ne nous effrayons pas de l'impact sur les consommateurs d'une taxe sur la grande distribution. Comme le souligne Jean Dionis du Séjour, la grande distribution ne représente que 65 % des achats alimentaires des ménages, et l'alimentation que 11 % de leur budget : une taxe de 1 % sur la distribution ne représente ainsi au maximum que 0,065 % des dépenses des familles ».
Et Angélique Delahaye de conclure : « C'est l'avenir de notre production qui est en jeu, nous allons continuer à marquer le Gouvernement à la culotte pour qu'il prenne ses responsabilités ! ». Le vote de la proposition de loi est attendu le 3 mai.