Distributeurs automatiques de lait en Saône-et-Loire
Un succès mitigé
En un an, quatre distributeurs automatiques de lait cru ont été installés dans notre département. Avec, pour l’instant, un succès plutôt mitigé. Tour de piste.
Face à la problématique de la rémunération du lait et de diversification de leurs débouchés, trois exploitations de notre département ont décidé de franchir le pas en installant un ou plusieurs distributeurs automatiques. L’occasion de mettre à disposition du consommateur - et sans intermédiaire - du lait cru 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Les premiers à s’engager dans cette démarche furent Christophe, Joël et Denise Badet de la ferme de Chantebaud à Préty. C’est à Tournus, à proximité d’une salle de spectacle, d’une grande surface et d’un restaurant étoilé, qu’a donc été installé, à l’été 2010, une machine italienne de la marque Prometea. Le démarrage a été plutôt prometteur le 17 juillet. Avec, lors de la première semaine de fonctionnement, une présence continue tout au long de la journée. Les huit premiers mois étaient positifs puisque plus de 70 litres étaient écoulés quotidiennement. Mais un acte de vandalisme, en mars 2011, a mis à mal ce rythme de croisière. « Nous avons été obligés de nous arrêter quinze jours, précise Christophe Badet. Nous n’avons redémarré qu’au mois d’avril. Nous avons alors fait des animations, mais nous sommes redescendus à seulement 50 litres par jour. Nous avons du mal à retrouver notre niveau d’avant l’acte de vandalisme. Même si nous avons une clientèle fidèle et qu’il y a eu un mieux au cœur de l’été. Nous avons même vu des Anglais prendre 8 litres de lait. Malgré cela, nous nous laissons un an pour voir. Car, aujourd’hui, nous rentrons tout juste dans nos frais. »
Deux sons différents à Chalon
Regroupant Bruno, Fabien et Marie-Thérèse Boireau, le Gaec Agrilux, installé sur la commune de Lux, a pour sa part implanté un distributeur au centre ville de Chalon-sur-Saône au début décembre 2010 : une machine italienne de marque Lazzari. L’objectif de départ était d’écouler un minimum de 70 litres par jour, chiffre plancher pour que la machine soit rentable. Après douze mois de fonctionnement, Fabien Boireau se dit pleinement satisfait du résultat. « Nous avons atteint nos objectifs en écoulant avec nos deux machines plus de 30.000 litres. Plusieurs clients m’ont dit qu’ils ne pourraient plus se passer de ce lait. Un Colombien est même venu me voir pour installer un tel distributeur dans son pays ». Pour fêter cette réussite, une animation a été organisée le 11 décembre dernier. Il était possible de déguster des mini crêpes accompagnées d’un bon bol de chocolat chaud. En parallèle, après seulement quelques mois de fonctionnement de son premier distributeur situé place Général de Gaulle, le Gaec Agrilux décidait d’installer une seconde machine, cette fois du côté du magasin Intermarché et du nouvel hôpital. Avec, cette fois, des résultats beaucoup moins probants. Une déception que Fabien Boireau explique principalement par deux facteurs. « Le distributeur est placé près d’une entrée moins fréquentée que l’autre. D’autre part, la clientèle de la grande surface n’est pas non plus la même que celle qui se rend en centre ville ». Dès lors, la patience est de rigueur pour voir comment va évoluer ce second distributeur.
Démarrage en douceur
Du côté de Cluny, Philippe Latuillière et Céline Janin - de l’EARL des MontbéSalers - ont également souhaité s’engager dans cette démarche de vente directe de leur lait. « Installer un distributeur nous a semblé la meilleure solution », souligne Céline Janin. Faute d’avoir trouvé un lieu où s’installer à Cluny, le distributeur a trouvé un point de chute à Prissé à proximité du Super U le 7 mai dernier. Une machine identique à celle que l’on trouve à Chalon-sur-Saône. « L’appareil contient jusqu’à 200 litres de lait. Nous l’alimentons tous les jours à 10 heures pour que les consommateurs aient du lait du jour même ». Après un peu plus de sept mois de fonctionnement, le premier bilan est quelque peu réservé. « Nous avons commencé fort, mais cela s’est un peu tassé par la suite. Il n’y a pas vraiment de régularité en terme de consommation. Sauf peut-être le samedi. Au départ, nous avions prévu de vendre 80 litres par jour. Nous sommes actuellement à 65 litres ». Un résultat qui s’explique pour partie par le manque d’animations et de communication autour de la machine. « Nous avons prévu de réaliser dans le futur des animations. Mais aussi de faire une journée portes ouvertes lorsque les travaux seront terminés sur notre exploitation ».
Autant d'expériences à suivre.
Les premiers à s’engager dans cette démarche furent Christophe, Joël et Denise Badet de la ferme de Chantebaud à Préty. C’est à Tournus, à proximité d’une salle de spectacle, d’une grande surface et d’un restaurant étoilé, qu’a donc été installé, à l’été 2010, une machine italienne de la marque Prometea. Le démarrage a été plutôt prometteur le 17 juillet. Avec, lors de la première semaine de fonctionnement, une présence continue tout au long de la journée. Les huit premiers mois étaient positifs puisque plus de 70 litres étaient écoulés quotidiennement. Mais un acte de vandalisme, en mars 2011, a mis à mal ce rythme de croisière. « Nous avons été obligés de nous arrêter quinze jours, précise Christophe Badet. Nous n’avons redémarré qu’au mois d’avril. Nous avons alors fait des animations, mais nous sommes redescendus à seulement 50 litres par jour. Nous avons du mal à retrouver notre niveau d’avant l’acte de vandalisme. Même si nous avons une clientèle fidèle et qu’il y a eu un mieux au cœur de l’été. Nous avons même vu des Anglais prendre 8 litres de lait. Malgré cela, nous nous laissons un an pour voir. Car, aujourd’hui, nous rentrons tout juste dans nos frais. »
Deux sons différents à Chalon
Regroupant Bruno, Fabien et Marie-Thérèse Boireau, le Gaec Agrilux, installé sur la commune de Lux, a pour sa part implanté un distributeur au centre ville de Chalon-sur-Saône au début décembre 2010 : une machine italienne de marque Lazzari. L’objectif de départ était d’écouler un minimum de 70 litres par jour, chiffre plancher pour que la machine soit rentable. Après douze mois de fonctionnement, Fabien Boireau se dit pleinement satisfait du résultat. « Nous avons atteint nos objectifs en écoulant avec nos deux machines plus de 30.000 litres. Plusieurs clients m’ont dit qu’ils ne pourraient plus se passer de ce lait. Un Colombien est même venu me voir pour installer un tel distributeur dans son pays ». Pour fêter cette réussite, une animation a été organisée le 11 décembre dernier. Il était possible de déguster des mini crêpes accompagnées d’un bon bol de chocolat chaud. En parallèle, après seulement quelques mois de fonctionnement de son premier distributeur situé place Général de Gaulle, le Gaec Agrilux décidait d’installer une seconde machine, cette fois du côté du magasin Intermarché et du nouvel hôpital. Avec, cette fois, des résultats beaucoup moins probants. Une déception que Fabien Boireau explique principalement par deux facteurs. « Le distributeur est placé près d’une entrée moins fréquentée que l’autre. D’autre part, la clientèle de la grande surface n’est pas non plus la même que celle qui se rend en centre ville ». Dès lors, la patience est de rigueur pour voir comment va évoluer ce second distributeur.
Démarrage en douceur
Du côté de Cluny, Philippe Latuillière et Céline Janin - de l’EARL des MontbéSalers - ont également souhaité s’engager dans cette démarche de vente directe de leur lait. « Installer un distributeur nous a semblé la meilleure solution », souligne Céline Janin. Faute d’avoir trouvé un lieu où s’installer à Cluny, le distributeur a trouvé un point de chute à Prissé à proximité du Super U le 7 mai dernier. Une machine identique à celle que l’on trouve à Chalon-sur-Saône. « L’appareil contient jusqu’à 200 litres de lait. Nous l’alimentons tous les jours à 10 heures pour que les consommateurs aient du lait du jour même ». Après un peu plus de sept mois de fonctionnement, le premier bilan est quelque peu réservé. « Nous avons commencé fort, mais cela s’est un peu tassé par la suite. Il n’y a pas vraiment de régularité en terme de consommation. Sauf peut-être le samedi. Au départ, nous avions prévu de vendre 80 litres par jour. Nous sommes actuellement à 65 litres ». Un résultat qui s’explique pour partie par le manque d’animations et de communication autour de la machine. « Nous avons prévu de réaliser dans le futur des animations. Mais aussi de faire une journée portes ouvertes lorsque les travaux seront terminés sur notre exploitation ».
Autant d'expériences à suivre.