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OS Mouton Charollais

Une année 2025 meilleure que 2024…

Après une année 2024 difficile, l’OS Mouton Charollais conclut 2025 sur une note d’optimisme. Les résultats sont meilleurs, de nouveaux adhérents rejoignent les rangs et le projet de sélection de la résistance au parasitisme est prometteur.

Une année 2025 meilleure que 2024…
Les membres du conseil d’administration de l’OS Mouton Charollais réunis à Baron le 18 décembre dernier.

Au sortir de son dernier conseil d’administration de l’année, l’Organisme de Sélection du Mouton Charollais affichait une humeur moins pessimiste qu’elle ne l’était six mois plus tôt. L’année 2024 avait en effet été compliquée pour l’association avec un résultat qui s’était dégradé du fait d’une activité en baisse, de charges en hausse et d’aides en berne sur fond d’érosion du nombre de brebis. L’année 2025 aura été meilleure que la précédente, notamment grâce à une augmentation des marquages mâles et de meilleures marges commerciales permises par des exportations de bovins. Et cet optimisme est conforté par une baisse des charges de main-d’œuvre en 2026 – un départ n’ayant pas été remplacé à l’OS. Autre motif de satisfaction, une dizaine de nouveaux adhérents ont rejoint les rangs des sélectionneurs de Moutons Charollais sur la campagne 2024-2025 et d’autres vont suivre en 2025-2026. Ces nouveaux venus sont plutôt jeunes et beaucoup sont hors berceau de race. Trois sont de départements (Puy-de-Dôme, Vendée, Vosges) qui ne comptaient plus d’adhérents à l’OS, se réjouit Denis Berland, président.

La résistance au parasitisme suscite l’espoir

2025 aura été marquée par une expérimentation de l’évaluation de la résistance au parasitisme mise en place au centre d’élevage de Palinges. L’OS place beaucoup d’espoir dans ce projet qui vise à sélectionner des reproducteurs résistants au parasitisme, « un caractère très héritable », signale Claire Debrut, directrice. « Cela répond à la nécessité de moins recourir aux traitements et il existe une demande, notamment de la part des étrangers pour des moutons plus résistants. Le meilleur des béliers que nous avons testés expérimentalement pour la résistance est entré à Insem Ovin et des éleveurs souhaitent l’utiliser. L’idéal serait de faire naitre des agneaux de ce bélier et de les évaluer à leur tour à Palinges », confie Denis Berland.

L’essai a pour objectif que le caractère et son évaluation « soient inscrits à terme sur le carton de l’animal ». L’expérience sera reconduite au centre d’élevage en 2026 avec l’objectif d’être intégrée au protocole d’évaluation de la station de contrôle individuel.

Les inquiétudes demeurent

Tous ces motifs d’espoirs n’empêchent pas les responsables de l’organisme d’être inquiets. Les exportations de Mouton Charollais sont très difficiles en ce moment. La DNC, le Mercosur préoccupent les adhérents de l’OS qui sont, aussi, pour beaucoup des éleveurs de bovins. Ils sont également très vigilants quant à la prédation par les loups dont ils ont été victimes à plusieurs reprises dans le berceau de race. L’OS est par ailleurs très pénalisé par la lourdeur administrative, en particulier quand il s’agit d’exporter des animaux reproducteurs. Sans oublier, la difficulté à obtenir les précieuses aides publiques, lesquelles tardent souvent à venir et sont assorties de conditions de plus en plus exigeantes et orientées, témoignent les responsables de l’OS.

Dans ces conditions, la question de boycotter le Salon de l’agriculture s’est une nouvelle fois invitée au dernier conseil d’administration du Mouton Charollais. « Le salon est une belle vitrine », reconnait Denis Berland. Mais sur cet évènement « tellement médiatique », le président de race aimerait faire comprendre le « ras-le-bol » qui touche tous les éleveurs et l’enjeu pour les territoires.