Pomme de terre
Vers une campagne difficile
Après une campagne 2010/2011 exceptionnelle en matière de prix et
d’exportations, l’actuelle campagne risque d’être très décevante.
d’exportations, l’actuelle campagne risque d’être très décevante.
Les prix élevés de la dernière saison ont stimulé les plantations non seulement en France, mais aussi chez nos partenaires de l’Union européenne et la production 2011/2012 chez les cinq grands pays producteurs du Nord-Ouest de la Communauté (Allemagne, Angleterre, Belgique, France et Pays-Bas) disposeront d’une récolte « potentiellement historique », selon le NEPG, organisme représentant ces zones de production. La production y atteindrait 25,57 Mt soit une hausse de 6,8 % sur la dernière campagne et le plus haut niveau de ces dernières années. Cette production serait obtenue sur une superficie totale de 540.684 ha, en hausse de 1,3 %, avec un rendement moyen de 47,3 t/ha, en hausse de 5,5 % sur l’an dernier. Rappelons qu’en ce qui concerne la France, le ministère de l’agriculture prévoit une récolte de 5,58 Mt, contre 4,9 M/t en 2010, soit une hausse de 14 %, avec des surfaces de 126.000 ha contre 114.000 et un rendement moyen de 44,1 T/ha contre 43,1 l’an passé. D’une façon générale, la qualité de la récolte s’annonce bonne, en particulier avec beaucoup de gros calibres et une teneur en matière sèche élevée qui devraient satisfaire l’industrie de transformation ; constatation heureuse, car l’industrie fait actuellement preuve d’un certain dynamisme qui sera bien utile au dégagement du marché. En effet, on ne s’attend pas, d’une année sur l’autre, à de fortes fluctuations de la consommation intérieure en frais et l’exportation risque de ne pas retrouver les excellents résultats (record en valeur pulvérisé) de 2010/2011, en particulier vers l’Europe centrale et de l’Est qui avaient offert, la saison dernière, un débouché important en raison de leurs mauvaises récoltes et qui vont retrouver un niveau de production normal.Dans les conditions de surproduction actuelle, les prix s’établissent à des niveaux très bas (75 à 90 €/t sur le marché français pour la bintje non lavée, stade départ région de production), tant et si bien que les fabricants d’aliments du bétail, se portent acheteurs. Ce n’est pas un débouché glorieux, mais il sera bien venu.