Accès au contenu
Agrioccasions, les occasions agricoles
Vœux aux corps constitués

2026, l’année des choix

Ce 6 janvier, le Département et la Préfecture de Saône-et-Loire présentaient conjointement leurs vœux 2026 aux corps constitués de notre département. A l’heure des crises (guerres, budgets, climatiques…), l’heure de choisir des priorités semble sonner. L’agriculture n’échappe pas à cette règle. Et peut-être en positif tant la souveraineté alimentaire est une priorité.

Par Cédric Michelin
2026, l’année des choix

« J’aurai presque pu reprendre mon discours de l’an passé », plaisantait à demi-mot d’emblée le président André Accary pour dénoncer « la situation au niveau national » si complexe sur les plans politique, économique voire, « explosive » sur le plan social… « depuis trois ans ». Ces crises frappent tout le monde, y compris les élus et collectivités territoriales. Une cinquantaine de maires ont « démissionné » en Saône-et-Loire depuis 2020, alors que les élections municipales se rapprochent, rajoutait le préfet, Dominique Dufour un peu plus tard dans son discours. Un nouveau test pour notre démocratie et notre ruralité.

Avant, c’est la crise agricole qui occupait une bonne part des discours. Le président Accary mentionnant dans la première minute de son discours la Dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en France et heureusement, pas en Saône-et-Loire. Si la stratégie sanitaire est de tenter d’éradiquer cette maladie en phase d’émergence, sa propagation continue d’interroger et la Saône-et-Loire, bien qu’indemne, reste « attentive », rappelant que l’assemblée départementale a voté une aide en novembre à la Chambre d’agriculture dans ce cadre, notamment pour permettre la vaccination dans les zones concernées. « Nous serons au rendez-vous si nécessaire et je sais pouvoir compter aussi sur nos parlementaires, qui siègent sur les bancs de l’hémicycle départemental », présents en nombre au premier rang. À noter, la présence de Jérôme Durain, président du Conseil Régional, institution qui a la compétence agricole.

Indemne de DNC

S’il arpente depuis moins longtemps le département, le nouveau préfet Dominique Dufour, arrivé le 5 mars de l’an dernier, semble avoir déjà une bonne connaissance de la Saône-et-Loire après avoir rencontré justement tous les corps constitués et « ceux qui forgent au quotidien » notre territoire « dont la force de son agriculture et autres acteurs qui le font vivre et le rende prospère ». Revenant sur les défections des maires, il insistait sur le nouveau statut d’élu local qui est « une bonne nouvelle pour notre démocratie », en permettant à certain(e)s de s’engager plus facilement. Reste que l’année 2026 sera encore marquée par les conséquences de la guerre Russo-Ukrainienne et peut-être demain entre l’Amérique de Trump et un membre de l’Otan… Et la crise climatique frappe déjà l’agriculture, rajoutant des maux bien politiques cette fois avec les accords UE-Mercosur, le budget de la Pac, la prédation… Il redonnait la position du gouvernement Français pour refuser l’accord en l’état avec le Mercosur ou la volonté de maintenir le budget de la Pac. Il donnait également le point de vue des services de l’État et sanitaire sur la DNC. « Ce virus extrêmement contagieux a été détecté en France le 29 juin 2025. Transmis par des insectes, il provoque de fortes fièvres et fait apparaître de douloureux nodules sur le corps des bovins. C’est une maladie qui ne se soigne pas. Elle crée de la morbidité, elle tue, elle se propage. Le protocole sanitaire en vigueur, qui vise au dépeuplement des troupeaux infectés s’est avéré très efficace. Le dépeuplement n’est pas une décision facile à prendre, encore moins à subir. Mais chacun mesure les risques que nous prenons si nous laissons se propager la maladie. L’élevage bovin est un pan vital de l’économie, que nous devons absolument protéger. La Saône-et-Loire a réussi à rester indemne dans sa majeure partie, grâce à l’efficacité de cette politique publique et au travail fourni avec les représentants de la profession ». Il concluait sur l’importance capitale de la souveraineté alimentaire de notre pays. Pour enfin, une prise en compte du bon sens paysan ?

voeux