FDSEA de Saône-et-Loire
Guillaume Gauthier, nouveau président de la section bovine

Cédric MICHELIN
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C’est officiel, le conseil d’administration a élu Guillaume Gauthier, éleveur allaitant à Bourbon-Lancy, comme nouveau président de la section bovine. Il succède à Christian Bajard, président de la FDSEA, qui depuis des années œuvrait pour la section, et qui désormais veut laisser la place « aux plus jeunes ».

Guillaume Gauthier, nouveau président de la section bovine

Pour accompagner Guillaume dans son mandat, Michel Joly, éleveur à Monthelon, a été réélu à son poste de secrétaire général, tout comme Jean Philippe Nivost (Saint-Firmin) en tant que vice-président. Enfin, pour remplacer Guillaume Gauthier qui occupait jusqu’à présent le deuxième poste de vice-président, c’est Didier Touillon qui a été élu. Cette nouvelle équipe permet aux plus jeunes d’être accompagnés dans cette transition qui s’amorce.

La sécheresse dans tous les secteurs


L'occasion d'aborder immédiatement les dossiers chauds de l'année. A commencer par la sécheresse. Cette dernière a réellement débuté au printemps en réalité et a malheureusement impacté les rendements en fourrages et en céréales très tôt dans la campagne. Globalement le constat est le même sur tout le département, une baisse de rendement de 30 à 50 % pour le foin, avec des hétérogénéités selon les secteurs pour les céréales. Selon les orages des précédents mois, certains secteurs ont été plus chanceux et subissent peu de pertes. Cependant, à l'opposé, certains secteurs séchant enregistrent des rendements inférieurs à l’année 2019 avec des pertes de plus de 70%. Concernant les maïs, la situation reste préoccupante si la pluie n’arrive pas dans les prochains jours. En effet, celui-ci est en pleine floraison, période particulièrement sensible au manque d’eau.

Fausses rumeurs dans les fermes


Autre dossier d'actualité toujours : les impacts du confinement sur la filière viande bovine a été faite. Au-delà des quelques premières semaines difficiles, la filière a été peu touchée pendant cette crise sanitaire. En effet, les abattages (hors semaine de 4 jours) se sont maintenus et l’exportation des broutards a même augmentée en Italie, là où les marchands de bêtes évoquaient plutôt le contraire dans les fermes.
Pour lutter contre ces fausses informations et informer les éleveurs sur la situation réelle du marché, la FNB a mis en place des indicateurs de marché récapitulant les abattages et les exportations réalisées chaque semaine, en les comparant aux références de l’année précédente. En parallèle, les cotations nationales sont indiquées.

Le Label rouge en progression

De son côté, le Label Rouge a entamé une progression en volume vendus et en points de vente signataire sur le 1er semestre 2020 (respectivement +11.5 % et +14.6%). Cependant, les volumes restent faibles (5.300 t). Cette augmentation doit aussi s’accompagner d’une mise en conformité des contrats existants ou arrivant à expiration, conformément au cadre interprofessionnel : contractualisation obligatoire, prix basé sur indicateur de coût de production…
Enfin, un dernier point a été fait sur les récentes négociation Pac (lire aussi en page3). Encore beaucoup trop d’incertitude persiste, et personne ne peut prévoir exactement l'impact pour son exploitation. Cependant, quelques discussions sont en cours notamment sur le maintien des aides couplées, la convergence des DPB ou l’aide redistributive. La mise en place de la nouvelle Pac devrait intervenir en 2023. En attendant, un plan transitoire est mis en place, mais avec le budget de la futur Pac, rendant l’avenir des certaines aides (MAE) incertain…

Mais ce n'est pas tout. De nombreux sujets attendent la section bovine : application des EGAlim, augmentation du prix de la viande, label bas carbone… Tout ce travail va se poursuivre dans les prochains mois dans le but de défendre les intérêts des éleveurs bovins allaitant du département, tout en prenant en compte les attentes sociétales de plus en plus nombreuses (bien-être animal, environnement…). Cependant, ce changement ne peut se faire que si demain, le producteur est payé à un prix rémunérateur, ce à quoi la section bovine, et son nouveau conseil désormais, se battent pour depuis des années.

Loïc Belin