ANALYSE
Étiquetage de l'origine : efficace pour les viandes de porc et de volaille

Dans la perspective d'un élargissement du dispositif actuel d'étiquetage des denrées alimentaires de l'UE, la Commission européenne estime dans une récente évaluation que le système appliqué aux viandes porcine, avicole, ovine et caprine remplit ses objectifs sans surcoût pour les consommateurs. Mais quelques améliorations (sur l'harmonisation des contrôles et les dérogations) sont nécessaires.

Étiquetage de l'origine : efficace pour les viandes de porc et de volaille
La Commission européenne estime que le système d’étiquetage de l’origine appliqué aux viandes porcine, avicole, ovine et caprine remplit ses objectifs sans surcoût pour les consommateurs. ©DR

L'étiquetage obligatoire du pays d'origine permet d'informer utilement les consommateurs sur l'origine de la viande porcine, avicole, ovine et caprine et de contrôler le respect des règles par les autorités compétentes : telles sont les principales conclusions d'un rapport sur la mise en œuvre et l'impact de l'indication obligatoire du pays d'origine ou du lieu de provenance pour certaines viandes, publié le 10 août par la Commission européenne. De plus, tous les objectifs des règles d'étiquetage de l'origine ont été globalement atteints, et ces règles ont été introduites sans perturbation des échanges, sans hausse flagrante des prix pour les consommateurs et sans charge inutile pour les opérateurs et l'administration, ajoute ce travail.

Les informations sur l'origine et la provenance sont suffisantes pour garantir un étiquetage correct des viandes et peuvent généralement être vérifiées par les autorités compétentes des États membres. Et ce, sans faire peser de charge inutile sur la chaîne d'approvisionnement en viande et les administrations nationales. Une situation facilitée par des dérogations accordées pour les viandes hachées, les chutes de parage et les viandes importées. Sur ce point, le rapport prévient qu'une analyse plus approfondie de l'harmonisation potentielle de ces dérogations devrait être menée.

Des coûts limités

Autre constat : les coûts de surveillance liés au règlement ont été limités car ils ont été, pour la plupart, intégrés par les opérateurs dans les modifications plus larges en matière de surveillance requises par le règlement relatif aux contrôles officiels. Mais le rapport souligne quand même que bien qu'aucun problème systémique n'ait été relevé, des différences dans la solidité des contrôles et de la surveillance ont été constatées entre les États membres.

Ce travail doit contribuer à l'évaluation plus large du dispositif communautaire d'étiquetage des denrées alimentaires et de l'information des consommateurs dans le cadre de la stratégie De la ferme à la table. La Commission européenne envisage en effet d'étendre les dispositifs européens existants d'étiquetage de l'origine des produits alimentaires (viande fraîche, fruits et légumes) à de nouvelles catégories de produits (dont le lait) dans ce cadre. Ce dossier de l'étiquetage de l'origine, en particulier celui du miel, est une des priorités de la présidence slovène du Conseil au cours de ce second semestre 2021.

AG

PAC / Des avances d’aides plus importantes

La Commission européenne a une nouvelle fois décidé, le 4 août, d’autoriser les États membres à verser des avances plus élevées aux agriculteurs dans le cadre de la Pac. Ces nouveaux plafonds sont de 70 % (contre 50 % actuellement) pour les paiements directs d’aide au revenu, et de 85 % (contre 75 %) pour les paiements au titre du développement rural. Les premiers versements pourront avoir lieu à compter du 16 octobre pour les paiements directs, précise le communiqué. « Cette mesure augmentera les flux de trésorerie des agriculteurs durement touchés par la crise de la Covid-19 et par les mauvaises conditions météorologiques, notamment dans les régions frappées par les inondations », justifie Bruxelles. En 2019 et 2020, la Commission européenne avait déjà accordé des avances plus élevées pour cause de sécheresse.