Génétique
Elva Novia toujours en mouvement

Sophie Chatenet
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Elva Novia a tenu son assemblée générale, dernièrement à Montbeugny, dans l’Allier. L’occasion pour son président de réitérer l’ambition de la coopérative : proposer de la génétique au meilleur coût en respectant les besoins des adhérents.

Elva Novia toujours en mouvement
L’Assemblée générale d’Elva Novia s’est déroulée dernièrement dans l’Allier.

Dans un climat incertain pour l’élevage avec une décapitalisation qui s’accélère, des charges qui explosent, et un défaut de visibilité récurrent, des éleveurs font chaque jour le pari de jours meilleurs en investissant sur l’un des maillons fort de leur secteur : la génétique. La coopérative Elva Novia qui rayonne sur sept départements (Saône-et-Loire, Nièvre, Côte d’Or, Ain, Allier, Puy-de-Dôme et Creuse) les accompagne au quotidien. « Si on analyse de près les EBE des exploitations, on s’aperçoit que ce sont les élevages qui ont su utiliser les nouvelles technologies qui résistent mieux », a indiqué Laurent Ferrier, éleveur de montbéliardes en Saône-et-Loire, et président d’Elva Novia, à l’occasion de l’assemblée générale de la structure, organisée dernièrement, dans l’Allier.

Connexyon

Inséminations artificielles, échographies, suivis repro, synchronisations des chaleurs… constituent le cœur de l’activité de la coopérative qui, depuis deux ans, a opéré un rapprochement avec la CECNA donnant naissance à la structure commune Connexyon. Objectif de cette SAS : gagner en agilité, en souplesse et en réactivité, afin d’optimiser certains services des deux entités. In fine, il s’agit d’être mieux armés face à une concurrence grandissante, comme l’a souligné le président : « Notre ambition est de proposer et de distribuer de la génétique au meilleur coût tout en respectant les besoins des adhérents. L’écoute du terrain est fondamentale pour analyser le fonctionnement de nos services, et ajuster en cas de défaillance ».

Cap sur le génotypage

Pour la coopérative, l’exercice 2021-2022 aura été marqué par un investissement fort dans le génotypage, un outil jugé de plus en plus indispensable dans la stratégie de renouvellement du cheptel. « On rencontre en élevage de plus en plus de soucis de surnombre d’animaux, notamment dans les génisses. Avec le génotypage de ses femelles, l’éleveur va pouvoir trier ses femelles les plus intéressantes et celles qui correspondent le plus à son système d’exploitation », a détaillé Laurent Ferrier. La coopérative travaille actuellement sur un logiciel pour guider les éleveurs dans leurs choix en se basant sur l’effectif du troupeau, les objectifs de renouvellement et les différentes exigences (doses sexées sur génisses, sur vaches, croisement viande).

 Géobiologie : « Les animaux sont sensibles aux ondes »
Issu du milieu de la phytothérapie, Eric Fulchiron pratique la géobiologie depuis sept ans.

Géobiologie : « Les animaux sont sensibles aux ondes »

En préventif parfois, en curatif la plupart du temps, Eric Fulchiron intervient auprès d’éleveurs, majoritairement laitiers, qui s’interrogent sur un changement de comportement de leurs animaux qui peut se manifester par une baisse de la fertilité, de l’agitation dans la salle de traite, un évitement systématique de certaines zones du bâtiment… En qualité de géobiologiste, il étudie les caractéristiques du lieu, les équipements électriques notamment, et leur possible impact sur le vivant. « Nous faisons de l’acupuncture du sol. L’emprise d’un bâtiment est telle que les problèmes liés au sol sont très fréquents », a indiqué le professionnel, invité à témoigner lors de l’assemblée générale d’Elva Novia. À l’origine des troubles, l’expert rencontre souvent des courants parasites générés par une ligne à haute-tension, un défaut d’isolation de câbles, une antenne relais, une clôture électrique mal positionnée, un onduleur trop proche du bâtiment… Son rôle : identifier la source des parasites, et préconiser des changements pour rétablir l’harmonie. S’il ne fallait retenir qu’une seule de ces préconisations, ce serait celle de l’équipotentialité : « toutes masses métalliques doivent être reliées entre elles et mises sous la terre ». Un principe de base, qui pourrait, selon lui, éviter bon nombre de problèmes.

 

Trois nouveaux administrateurs

Trois nouveaux administrateurs

Sept administrateurs siègent au conseil d’Elva Novia : Earl Ferrier représentée par Laurent Ferrier (Saône-et-Loire), Earl Gardey représentée par Pascal Gardey (Côte d’Or), Gaec de Sommet représenté par Sylvain Ponson (Puy-de-Dôme), Gaec Laudet Gérard et Fils représenté par Pierre Laudet (Nièvre), et trois nouveaux éleveurs ont été nouvellement nommés lors de l’assemblée générale : Gaec Corneloup Sabot représenté par Bruno Sabot (Saône-et-Loire), Xavier Chenu (Puy-de-Dôme) et Gaec Chevalier représenté par Laurent Chevalier (Côte d’Or).