CSEA Terre de Bresse
Comment approvisionner les cantines localement ?

Le 18 janvier, à la demande des élus de la CSEA Terres de Bresse, Stéphane Gros, nouveau président de la Communauté de communes Terres de Bresse, a reçu sept exploitants pour parler des nombreux dossiers portés par l’intercommunalité en lien avec le monde agricole. Restauration collectives, PCAET, PLUi, PNR Bresse, corbeaux… les sujets d’échanges n’ont pas manqué lors de la rencontre.

Comment approvisionner les cantines localement ?

Depuis janvier 2020, les membres de la CSEA Terres de Bresse mènent la réflexion suivante : « Toutes les productions agricoles sont présentes en Bresse, mais comment faire en sorte que les produits locaux parviennent jusque dans les assiettes de nos enfants à la cantine ? ». Les agriculteurs du territoire ont donc lancé un travail pour entrer en contact avec les gestionnaires de cantines scolaires, et réfléchir avec eux sur les enjeux, les freins, les opportunités d’un approvisionnement local des cantines. Cependant la crise sanitaire liée au Covid-19 a fortement freiné ce travail de réflexion, et les prise de contact avec les gestionnaires de cantines n’ont pas pu avoir lieu. La rencontre avec Stéphane Gros était donc l’occasion pour eux de demander un appui de l’intercommunalité pour les aider dans leur démarche. Le président de l’intercommunalité a rappelé que la gestion de la restauration scolaire n’est pas une compétence de l’intercommunalité, chaque commune gère de manière individuelle via une gestion communale ou une association. Cependant, le conseil communautaire peut initier des projets, et celui d’un approvisionnement plus local des cantines peut en être un. Stéphane Gros s’est engagé à présenter ce sujet en conseil communautaire et à recenser les communes selon leur mode de restauration : les communes ayant un cuisinier sur place et celles faisant appel à des entreprises spécialisées dans la restauration collective. Cette liste permettra aux membres de la CSEA Terres de Bresse d’aller plus facilement à la rencontre des gestionnaires de cantines et de travailler avec eux sur un approvisionnement plus local.

Où en est le PCAET ?

Concernant le Plan Climat Air-Energie Territorial ou PCAET, Christophe Galopin, Vice-Président de l’intercommunalité en charge de la transition énergétique, également présent lors de cette rencontre, a confirmé que l’intercommunalité Terres de Bresse fait partie des communautés de communes devant mettre en œuvre un PCAET. Cependant à ce stade, le projet n’a pas démarré. Christophe Galopin a bien pris note de la volonté des agriculteurs d’être pleinement associés au projet, à la fois dans le cadre du diagnostic initial permettant de dresser un état des lieux de la situation et des possibilités d’évolution, mais également dans l’étape de construction du programme d’actions. L’agriculture constitue une réelle réponse dans la recherche de solutions face au changement climatique.


Corbeaux : un véritable fléau !

Cette rencontre était l’occasion également pour les agriculteurs de témoigner des difficultés rencontrées face au développement des populations de corvidés. « C’est un vrai fléau pour l’agriculture ! Le secteur Terres de Bresse est fortement impacté, en particulier au printemps lors des semis de maïs. Depuis quelques années, les populations de corbeaux freux et de corneilles se développent de plus en plus, tout comme les dégâts causés aux cultures. Pour certaines exploitations, les dommages se chiffrent en milliers d’euros », précisait Arnaud Cadot exploitant sur la commune de Loisy. Le projet de plan de lutte contre les corvidés initié par les exploitants en collaboration avec la Fredon et la Fédération de Chasse a donc été présenté à Stéphane Gros. L’implication des agriculteurs dans le plan de lutte ne suffira pas, et des financements sont nécessaires pour rendre ce plan opérationnel. Stéphane Gros a pris note de la demande de soutien financier et s’est engagé à porter cette demande auprès du conseil communautaire.

Les sujets abordés lors de cette rencontre ont été nombreux et ont témoigné du besoin de chacun, agriculteurs comme élus intercommunautaires, d’échanger régulièrement sur ces dossiers et d’envisager ensemble des réponses aux différentes problématiques. Des sujets comme Gemapi n’ont pas été abordés ce jour-là mais feront l’objet d’une prochaine rencontre. 

Séverine Rémaque

PNR Bresse : la FDSEA lance un groupe de travail

PNR Bresse : la FDSEA lance un groupe de travail

Ni pour, ni contre un Parc Naturel Régional, les élus FDSEA de la Bresse - à l’initiative de Cédric Tissot, vice-président de la FDSEA pour le Pays de la Bresse - ont décidé de créer un groupe de travail sur le projet de PNR Bresse. Retours sur la première réunion qui a eu lieu le 22 janvier à Saint-Usuge. 
Les présidents des syndicats locaux de la Bresse se sont donc retrouvés pour définir un plan d’actions concernant le projet de PNR. « L’heure n’est plus à se demander si nous sommes pour ou contre un parc ! Si un PNR doit voir le jour, même si on est contre, alors il se fera sans nous », introduisait Cédric Tissot. « Nous ne devons pas laisser d’autres parler de l’agriculture à la place des exploitants ! ». Après une mise à jour des connaissances de chacun en terme de PNR, l’heure était à la définition d’actions concrètes à mener dans les prochaines semaines. « Il faut s’inspirer de méthodes de travail suivies par les agriculteurs d’autres départements également concernés par un projet de PNR », ajoutait Frédéric Bernard, Président du SIEA (Syndicat Intercommunal d'exploitants Agricoles) du Louhannais. C’est dans cet objectif que le groupe de travail va aller à la rencontre d’exploitants d’autres départements. Dans les prochains mois, il travaillera également à la rédaction de propositions concrètes pour une future charte. L’idée est de veiller à ce qu’aucune contrainte supplémentaire à la réglementation ne soit inscrite dans la charte, et faire intégrer dans cette future charte des mesures bénéfiques pour l’agriculture. Les présidents de syndicats présents à cette première réunion ont également émis le souhait d’élargir le groupe de travail à d’autres personnes afin d’être représentatif de l’ensemble du territoire, mais également de l’ensemble des productions et de l’ensemble des circuits de commercialisation. Un travail important va être mené dans les prochains mois afin de faire un état des lieux de l’agriculture bressane et de son évolution. « Quelle agriculture veut-on en Bresse pour nos enfants qui s’installent ? ». Ce travail va nécessiter de prendre en compte tous les paramètres à la fois techniques de productions, mais également filières de commercialisation.