Maintenance viticole
Une formation unique à plébisciter

Françoise Thomas
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Après l’avoir lancé en septembre 2019, le lycée René Cassin entend bien ouvrir sa deuxième promotion de BTS TSMA spécialité viticulture en septembre prochain. Une formation unique en France, conçue sur mesure en partenariat avec le lycée de Davayé, et réellement optimale grâce à la proximité géographique de ces deux établissements complémentaires.

Créé il y a deux ans pour répondre aux attentes des professionnels, le BTS TSMA (pour Technique et services en matériel agricole) spécialité "viti" forme spécifiquement les jeunes à la maintenance des engins viticoles, à leur préparation et mise en service, au diagnostic des pannes et à leur résolution. Des profils particulièrement recherchés par les constructeurs et les concessionnaires. La deuxième promotion doit ouvrir en septembre prochain, une ouverture qui reste cependant conditionnée à un nombre suffisant d’inscrits. Six apprenants ont constitué la première promotion, « il faudrait idéalement avoir au minimum neuf jeunes pour la deuxième », souligne Olivier Reviron, le directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques du lycée René Cassin de Mâcon.

Découverte in situ

Pour faire connaître cette formation unique en France, les deux établissements partenaires sur ce projet, les lycées René Cassin et Lucie Aubrac d’Agro Bio Campus de Davayé, communiquent dans toute la région et dans les régions viticoles de la moitié est du pays, auprès surtout des établissements de la région Grand Est. Et pour présenter concrètement ce cursus, « nous accueillons toute l’année des jeunes pour un mini stage découverte en immersion. Cela leur permet de découvrir plus précisément ce BTS et échanger avec les jeunes en formation et les professeurs ».

Côté organisation, les élèves ont cours du lundi jusqu’au mercredi midi à Davayé pour les matières générales français, anglais, mathématiques, économie et gestion et tout le module spécifique agronomie liée à la vigne.

À partir du mercredi après-midi jusqu’au vendredi, ils sont à Mâcon pour les matières sciences physiques, technologie, intervention sur le matériel, et le module agronomie classique.

Matériel à la pointe

Très réfléchi au moment de sa mise en place, le planning de cette formation ne va pas connaître de changements particuliers pour sa deuxième promotion. « S’il y a des évolutions, ce sera à la marge », précise Olivier Reviron. Parmi les matériels sur lesquels se forment les étudiants, les concessionnaires et fabricants prêtent « à tour de rôle » des engins récents bénéficiant des dernières technologies, « répondant ainsi pleinement à leur engagement ». Cette implication très appréciée des professionnels permet de faire « évoluer naturellement la formation, comme pour le BTS TSMA classique où nos élèves ne travaillent plus sur les mêmes matériels qu’il y a cinq ans ! », tient à faire remarquer le directeur délégué.

Autant d’arguments, en plus des besoins en main d’œuvre de la filière, qui devraient finir de convaincre les futurs apprenants.

Journées portes virtuellement ouvertes

Ces 5 et 6 mars, le lycée René Cassin organise ses habituelles journées portes ouvertes. Evidemment, cette année, elles seront particulières puisqu’en distanciel. Elles prendront ainsi la forme de mini visioconférences au cours desquelles les différentes formations seront présentées.

Le vendredi 5 mars de 18 h à 19 h.

Le samedi 6 mars, de 9 h 30 à 10 h 30.
Informations et liens de connexion sur le site du lycée : lyc71-cassin.ac-dijon.fr

« Pas sans conséquence »

À l’heure actuelle, les cursus bac Pro et BTS du lycée René Cassin bénéficiant de groupes à effectif réduit peuvent donc se dérouler normalement, en présentiel. Seuls pour quelques cours de BTS où plusieurs classes étaient réunies, les groupes ont été séparés.  « Il est cependant évident que la situation sanitaire ne sera pas sans conséquence », tient à signaler le directeur. « Au printemps dernier, lorsque tout le monde était confiné chez soi, il était compliqué d’apprendre la mécanique agricole à distance ». Depuis, un certain retard a malgré tout pu être rattrapé. La situation, pour ces formations-là, n’est donc pas dramatique.

C’est la filière générale du lycée René Cassin qui subit, comme dans bon nombre d’autres lycées, des mesures d’aménagement de temps scolaires, avec une semaine sur deux en présentiel. Pour Olivier Reviron, de façon générale, « le contrôle continu est la seule solution pour garantir de l’équité entre les élèves », pour permettre aux enseignants de suivre et soutenir chaque élève et intervenir au fur et à mesure sur les difficultés rencontrées.