Paris-Nice
Un passage remarqué par la Saône-et-Loire

Régis Gaillard
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Le temps d’une journée, la Course au Soleil passera par la Saône-et-Loire. Avec, à la clé, une étape piégeuse propice à un beau spectacle.

Un passage remarqué par la Saône-et-Loire

Qui succèdera à Maximilian Schachmann ? Les paris sont lancés au moment d’assister à la 79e édition de Paris-Nice qui s’étalera du 7 au 14 mars. C’est dans les monts du Tournugeois, du Mâconnais et du Beaujolais que le cru 2021 ira chercher ses touches les plus épicées. Avec, en cette journée du 10 mars, une quatrième étape extrêmement vallonnée qui devrait donner lieu à l’une des belles empoignades. Alors que le baisser de drapeau aura lieu à Chalon, place sans nul doute après une vingtaine de kilomètres aux premières escarmouches. Car le terrain sera propice aux attaques avec quelques belles montées et des routes extrêmement sinueuses. L’occasion de créer une échappée au long cours lors d’une étape de 188 km exténuante car sans temps de récupération, les descentes succédant aux grimpettes pentues. Avec un dénivelé total de 3.500 m.

Un final certainement décisif

Le public (s’il est autorisé) pourra assister à une montée sans doute nerveuse du Col des chèvres. Un « coup de cul » de seulement 2,3 km mais à tout de même 7,6 % de dénivelé ! Après une descente aussi courte que nerveuse, place au Col de Brancion, plus roulant. À peine le temps de récupérer que se présentera le réputé Col de la Pistole long de 3,1 km à 6,6 %. Lors de cette journée, les coureurs enchaineront avec la Côte de la Croix de Montmain (3,6 km à 5,4 %), le Col de la Roche de Solutré (4,1 km à 5,5 %) et, à deux reprises, le Mont Brouilly (3 km à 7,7 %). Un Mont Brouilly devenu un classique de la Course au Soleil depuis la victoire contre la montre de Julian Alaphilippe en 2017. Quant au final (7,3 km à 6 %), totalement inédit à Chiroubles, il pourrait s’avérer décisif. Non seulement pour la victoire d’étape mais aussi en vue du classement final. Les positions, déjà ébauchées la veille lors d’un court contre-la-montre de 14 km à Gien, devraient alors s’affiner avant le week-end final autour de Nice, où la course retrouvera son terroir familier, dont La Colmiane, gravie trois fois en quatre ans.