Conseil départemental
La « politique de la dentelle »

Françoise Thomas
-

Sans grande surprise, André Accary seul candidat à sa succession a été réélu à la présidence du Conseil départemental lors de la séance d’installation de la nouvelle assemblée le jeudi 1er juillet. Une politique de la continuité a d’ores et déjà été annoncée avec de grands chantiers en perspective.

La « politique de la dentelle »
Les 58 élus du Conseil départemental.

Avec 46 voix pour et 12 bulletins blancs, André Accary a été largement plébiscité jeudi 1er juillet pour poursuivre sur un nouveau mandat à la présidence du Conseil départemental de la Saône-et-Loire.

 « Nous avons remporté 20 cantons, dont quatre dès le premier tour. Nous sommes fiers et heureux de cette confiance accordée, le travail a payé, a-t-il annoncé. Mais nous devons tenir compte de la forte abstention, cela doit nous interroger sur notre action », a-t-il ainsi poursuivi.

Et cette politique de terrain, de proximité, « cette politique de la dentelle » comme l’a décrite André Accary, se poursuit dès à présent : « Nous avons de grande responsabilité face aux défis de la sortie de crise. Le Département a fait beaucoup jusqu’à présent, il reste encore beaucoup à faire ». Cela devrait notamment passer par « faire ce que nous promettons » et « n’oublier personne », a-t-il présenté.

Avec tout d’abord une poursuite des grands chantiers engagés : le doublement de la RCEA d’ici 2023 ; le déploiement du très haut débit, la Saône-et-Loire étant « le département le plus avancé de Bourgogne Franche-Comté » ; le développement des Centres de santé départementaux avec l’ouverture de nouvelles antennes et l’embauche de nouvelles recrues, avec en parallèle, le déploiement de la télémédecine.

Parmi les grands chantiers à l’étude, le parc historique Éclat en projet à Tournus, « pour lequel une consultation publique va être lancée à la rentrée ».

Avec, en parallèle de tout ceci, la poursuite du soutien aux acteurs économiques du terrain, dans cette période (post) crise sanitaire « nous avons su apporter une réponse rapide sociale et économique, il va falloir trouver des réponses sur le fonds », a-t-il indiqué.

Politique de terrain… agricole

Concernant l’agriculture et la viticulture plus précisément, Frédéric Brochot, vice-président reconduit dans ce secteur, l’a précisé : « nous avons à rester vigilants par rapport à la conjoncture de l’agriculture. Les marges de manœuvre du Département pour agir directement sur le revenu des agriculteurs sont limitées depuis la loi NOTRe. Mais lors du précédent mandat, nous avons su trouver les moyens d’agir, en faisant en sorte de limiter au maximum les charges pour les producteurs, comme l’aide aux récupérateurs d’eau, l’avance de trésorerie, etc. ».

Citant en exemple, le gel qui a fortement impacté les vignes en avril, « l’ensemble des dossiers que nous avons construits dernièrement l’ont été avec les professionnels et c’est bénéfique. Il n’y a pas de saupoudrage ».

Le Département visera également « l’innovation » en agriculture tout en veillant à ce que « cela reste supportable » en terme d’investissements.

Et l’élu du canton d’Autun de préciser que ce soutien aux agriculteurs devrait aussi se concrétiser en allant « au plus près de l’Europe pour voir ce que l’on peut ramener en fonds européens ».

« Il y a certes l’échelon régional et européen, mais je veux voir ce que l’on peut faire pour qu’il y ait plus de proximité terrain pour qu’il y ait aussi l’échelon départemental ». Frédéric Brochot entend pour cela s’appuyer sur les députés européens saône-et-loiriens mais pas seulement.

Composition de l’assemblée permanente du Conseil départemental

Composition de l’assemblée permanente du Conseil départemental

Une seule liste ayant été déposée, les 15 premiers noms correspondaient aux 15 vice-présidents (VP) dont la délégation leur était attribuée selon leur rang.

1er VP Sébastien Martin, aménagement et aides aux territoires, routes et infrastructures, RCEA ;

2e VP, Claude Cannet, maintien à domicile, personnes âgées et personnes en situation de handicap, affaires sociales ;

3e VP, Anthony Vadot, finances et administration générale ;

4e VP, Catherine Amiot, transition écologique, plan environnement, mobilités douces et forêts ;

5e VP, Frédéric Brochot, agriculture, viticulture, alimentation et fonds européens ;

6e VP, Christine Robin, insertion sociale et professionnelle, emploi, formation, économie sociale et solidaire, politique de la ville ;

7e VP, Jean-Patrick Courtois, relations institutionnelles, relations internationales, sécurité et prévention de la délinquance ;

8e VP, Amelle Deschamps, famille, protection de l’enfance et violences intrafamiliales ;

9e VP, Dominique Lotte, santé, citoyenneté, services publics ;

10e VP, Élisabeth Roblot, tourisme et attractivité du territoire ;

11e VP, Arnaud Durix, très haut débit, développement et usages numériques ;

12e VP Mathilde Chalumeau, éducation, collèges et jeunesse ;

13e VP, Jean-Vianney Guigue, habitat ;

14e VP, Sophie Clément, vie associative ;

15e VP, Pierre Berthier, sport, culture et patrimoine.

Tous les autres élus sont membres de la commission permanente. Chaque délégation sera complétée par des conseillers délégués, dont la composition sera connue à l’issue de l’assemblée de désignation prévue le 22 juillet prochain. On notera également l'arrivée de l'ancien directeur de la coopérative Bourgogne du Sud, Michel Duvernois, dans l'hémicycle.

L’instance départementale regroupe trois groupes politiques : l’Union pour l’avenir de la Saône-et-Loire, groupe majoritaire présidé par Sébastien Martin ; Gauche 71 présidé par Jean-Luc Fonteray ; et Saône-et-Loire unie présidé par Dominique Lotte.