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Agrioccasions, les occasions agricoles
Aviculture

1,46 € de marge par canard !

Le lot de canards que nous avons suivi cet été est parti à l'abattoir. Il
est l'heure de faire les comptes pour Michel Bouchot à
Curtil-sous-Buffières...
Par Publié par Cédric Michelin
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La rémunération du lot se fait en fonction des résultats techniques, elle résulte de la différence entre les charges d'aliment poussins et la vente des volailles.

L'aliment bien valorisé



Les résultats techniques sont présentés dans le tableau 1. Avec 5.500 poussins facturés, l'éleveur a mis en place 5.610 animaux, le couvoir donne 2 % de poussins supplémentaires. Les canards n'ont pas la même destination entre les mâles destinés à la découpe et femelles, le sexe ratio peut varier selon les besoins de la filière. Michel Bouchot à mis en place 53 % de mâles et 47 % de femelles.
Les pertes sont faibles malgré la chaleur, elles sont de 3,83 % contre 4,36 % en moyenne soit en pratique 209 animaux, des poussins aux saisies en abattoir.
Les volailles sont parties jeunes, à 83 jours pour les mâles et 66 j pour les canettes, un peu plus légers que la moyenne. Par contre, ils ont très bien valorisé l'aliment puisqu'il ne faut que 2,66 kg pour produire 1 kg de canard, contre 2,791 en moyenne. Cet excellent résultat compense largement les poids un peu plus faibles et permet d'obtenir, avec les faibles pertes, une marge supérieure de 0,12 € par canard (660 € pour le lot).

7.874 € de marge brute



Les résultats économiques sont ensuite détaillés dans le tableau 2. Le lot de 5.500 canards a consommé 53,8 t d'aliment à 280 € la tonne. Les poussins, compte tenu du sexe ratio en faveur des mâles, coûtent 5.833 €. Les ventes s'élèvent, elles, à 28.771 €. Ce qui donne au final une marge brute pour le lot de 7.874 €, le tout pour un bâtiment sur sciure de 400 m2.

5.910 € de marge nette



La marge nette est présentée dans le tableau 3. Toutes les charges ne sont pas encore retirées. On peut néanmoins déjà déduire les frais de prophylaxie, soit un montant de 744 €. Ce chiffre est "un peu élevé" en raison de la chaleur et l'administration d'un hépato-protecteur supplémentaire. La sciure a été livrée en camion. Le coût pour 75 m3 s'élève à 980 € auquel il faut rajouter une tonne de paille pour la litière. En été la consommation de gaz est très faible, seulement 200 kg, soit 151 € pour le lot. Ce chiffre peut cependant monter à 1.200 kg en plein hiver. Au final, le lot dégage 5.910 €.
Enfin, si l'on se projette sur l'année, avec le même niveau de performance et en tenant compte de la consommation de gaz hivernale, le bâtiment de 400 m2 apporte une trésorerie nette (de charges directes) de 19.605 € à l'exploitation. Il faut préciser que l'investissement remonte à 20 ans et il n'y a plus d'annuités.


Et ensuite...


Dès le départ des volailles il faut nettoyer de fond en comble, le désinfecter au maximum. Ceci est le gage d'un bon état sanitaire pour le prochain lot. Le fumier est évacué. Selon la saison, il est stocké aux champs ou épandu directement. L'élevage apporte 1.386 unités d'azote, 2.060 de phosphore et 1.752 de potasse qui sont recyclés sur les terres de l'exploitation. Autant dire une fertilisation organique non négligeable et très efficace dans les sols sableux de Curtil-sous-Buffières.


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