ÉVÈNEMENT
Pâques : l’agneau et l’œuf, symboles de la renaissance

Célébrées à l’issue de la Semaine sainte et des quarante jours de Carême, les fêtes de Pâques ont avant tout une signification religieuse. Elles témoignent de la résurrection du Christ, symbolisé par l’agneau sacré et attendu de Dieu.

Pâques : l’agneau et l’œuf, symboles de la renaissance
L’agneau pascal sera dégusté le dimanche 17 avril, jour de Pâques en 2022. ©Pixabay

Chaque année, le week-end de Pâques est un week-end de fête toujours très apprécié des gourmets. À la différence de Noël ou de la Toussaint, la date de Pâques est mobile et est déterminée à partir du calendrier lunaire. En 2022, le jour de Pâques tombera le dimanche 17 avril. Traditionnellement, à cette période, l’agneau pascal figure sur toutes les tablées – ou presque – des réunions de famille. Pour les enfants, ce sont surtout les œufs en chocolat qui définissent l’arrivée de Pâques. Mais que représente réellement la période de Pâques ? Tout d’abord, Pâques se situe généralement au printemps, après les quarante jours de Carême. Dans l'Antiquité déjà, cette fête représentait la célébration du printemps, le retour de la lumière après de longs mois d’hiver. Mais Pâques est avant tout une fête religieuse, juive et chrétienne. Étymologiquement, Pâques signifie « passage ». Héritée de la Pâque juive qui commémore l’exode du peuple juif d’Égypte en sacrifiant un agneau, cette fête revêt aussi une importance majeure pour les chrétiens, puisqu’elle commémore la résurrection du Christ. En effet, pour le christianisme, Pâques évoque avant tout le souvenir de Jésus-Christ. Le dimanche de Pâques conclut d’ailleurs la Semaine sainte durant laquelle Jésus prenait son dernier repas avec les apôtres avant d’être crucifié, et ressuscité le dimanche.

Jésus appelé l’Agneau de Dieu

La viande d’agneau, synonyme d’innocence et d’obéissance, a peu à peu pris sa place dans les traditions gustatives de cette fête. Dans la Bible d’ailleurs, Jésus est désigné comme l’agneau attendu, symbole de pureté, d’innocence et de justice. Dans l'Évangile selon Jean, Jean le Baptiste voit Jésus venant à lui et dit : « Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ». Dans la tradition juive, il est d’ailleurs représenté comme un innocent sacrifié pour racheter les péchés des hommes. C’est pour cette raison que la viande d’agneau est mise en valeur à cette période de l’année en France, mais aussi dans d’autres pays du monde comme en Grèce, en Italie ou en Russie. En Angleterre, les familles dégustent plutôt du jambon, le porc étant synonyme de chance pour les habitants. Une autre tradition est apparue à l’Antiquité, celle des œufs. À l’époque, il était interdit de consommer des œufs durant la période du Carême. Les œufs pondus étaient décorés, bénis, et transmis aux enfants le jour de Pâques, en signe de fertilité, de vie et de renaissance.

Les œufs, entre tradition et douceur

C’est finalement au XVIIIe siècle que les Allemands et les Alsaciens auraient proposé les œufs au chocolat, pour compléter les tablées de cette gourmandise suprême. 
Depuis plusieurs décennies, Pâques est donc l’occasion pour les enfants de partir à la chasse aux œufs chocolatés. De nombreuses animations sont prévues en Auvergne-Rhône-Alpes : au manoir de Veygoux à Charbonnières-les-Varennes (Puy-de-Dôme), au Château des Roure à Labastide-de-Virac (Ardèche), au parc Vermorel à Villefranche-sur-Saône (Rhône), au Monastère royal de Brou à Bourg-en-Bresse (Ain), aux grottes de la Balme à La Balme-Les Grottes (Isère), etc. À Chaudes-Aigues, dans le Cantal, c’est une chasse inédite qui sera proposée le 17 avril. L’association Aubrac’Mar a décidé, une fois n’est pas coutume, de penser aux parents en proposant une chasse… à la bière dans la ville !

Amandine Priolet

 

La tradition des œufs décorés provient de l’Antiquité, pour utiliser les œufs pondus et non consommés durant la période du Carême. ©Pixabay
Consommation / Le point avec Lionel Araujo, directeur de l’agneau de l’Adret
En France, la production de viande ovine ne représente que 45 % de la consommation. ©Pixabay

Consommation / Le point avec Lionel Araujo, directeur de l’agneau de l’Adret

Tradition oblige, Pâques est la période durant laquelle les Français ont l’habitude de consommer de la viande d’agneau et de chevreau. Une aubaine pour la filière ovine qui n’a pas forcément besoin d’accentuer ses campagnes de communication à cette période de l’année. « C’est vrai que Pâques fait directement le lien avec l’agneau. En termes d’image, cela facilite les choses », souligne Lionel Araujo, directeur de l’association l’agneau de l’Adret. « Souvent, on accentue la communication à d’autres moments de l’année, mais juste avant Pâques, les grandes et moyennes surfaces (GMS) organisent parfois des animations afin de vendre certains morceaux (comme les côtelettes, les épaules, la poitrine, etc.) et garder les gigots pour le jour J », ajoute-t-il. Pour autant, un facteur limitant intervient chaque année : le manque de production française. « En France, nous ne produisons que 45 % des agneaux que nous consommons. Le reste vient de l’import, essentiellement de Nouvelle-Zélande, d’Angleterre et d’Irlande. Nous sommes bien en-deçà de ce que nous devrions produire pour répondre à la demande », regrette Lionel Araujo.

Rendre attractif le métier d’éleveur ovin

« La demande est de plus en plus tendue sur l’agneau français et il devient de plus en plus difficile de trouver des éleveurs. Dans les dix ans à venir, avec le renouvellement des générations, nous risquons d’avoir un gros souci, et pas uniquement sur la production ovine. Tous les indicateurs sont pourtant au vert par rapport au prix des agneaux même si la hausse du coût des matières premières ne va rien arranger », indique le directeur de l’agneau de l’Adret. Côté prix justement, « depuis la crise du Covid, nous sommes sur des prix assez élevés, ce qui permet de mieux rémunérer les éleveurs et d’avoir un prix d’achat intéressant. Cependant, la marge diminue en raison de la hausse des coûts de l’aliment et des autres matières premières », relève Lionel Araujo. Après des années sombres et une longue période de régression, l’élevage ovin redresse cependant la tête grâce notamment aux différentes actions menées par l’interprofession et les coopératives. Au niveau national, le programme Inn’Ovin, financé notamment par Interbev Ovin, propose des actions techniques et des animations de promotion pour redonner une dynamique à la filière. Parmi les enjeux phares, celui d’accroître la production pour satisfaire la demande mais aussi d’augmenter le revenu des éleveurs et donc l’attractivité du métier d’éleveur ovin. 

A.P.

 

Les agneaux français mis à l’honneur

Les agneaux français mis à l’honneur

L’année 2022 a bien démarré pour l’agneau de l’Adret ! Après l’obtention de deux médailles (or et argent) au concours général agricole au Salon de l’agriculture à Paris en 2020, le label rouge a de nouveau été récompensé, début mars, d’une médaille d’argent par l’intermédiaire de Tradival (Migennes, Yonne) avec les éleveurs du groupement Sicarev-Coop. Une belle mise en lumière pour l’agneau de l’Adret, un signe de qualité reconnu. D’autres agneaux français sous Siqo ont d’ailleurs été récompensés : l’or et l’argent pour l’agneau fermier des Pays d’Oc label rouge et l’or pour l’agneau fermier du Quercy label rouge et IGP.

Recette / Selle d’agneau à la sauce miel-moutarde et quartiers de pommes de terre rôties aux herbes de Provence

Recette / Selle d’agneau à la sauce miel-moutarde et quartiers de pommes de terre rôties aux herbes de Provence

  • Ingrédients (pour 4 personnes) :
    1 selle d’agneau parée de 600 g
    1 oignon jaune
    30 g de beurre
    1 filet d’huile d’olive
    2 c. à soupe de miel
    2 c. à soupe de moutarde à l’ancienne
    2 c. à soupe d’herbes de Provence
    800 g de pommes de terre
    Sel et poivre du moulin
    Préparation (15 minutes) :
    Préchauffer le four à 180 °C
    Éplucher et couper en 4 les pommes de terre. Émincer l’oignon.
    Déposer les pommes de terre et l’oignon émincé dans un plat, ajouter un filet d’huile d’olive, le beurre coupé en dés, du sel, du poivre et les herbes de Provence. 
    Enfourner pour 20 minutes de cuisson.
    Mélanger le miel et la moutarde à l’ancienne dans un petit bol.
    Badigeonner la viande de la préparation puis ajouter dans le plat de pommes de terre.
    Saler, poivrer et enfourner pour 25 minutes de cuisson supplémentaire en mélangeant régulièrement les pommes de terre et les oignons.
 Recette proposée par le site J’adore l’agneau – L’adorer, l’essayer c’est l’adorer : https://www.jadorelagneau.fr/