Gaec Asdrubal à Is-sur-Tille (21)
Un parcours qui garantit de la fluidité

Berty Robert
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En Côte-d’Or, le Gaec Asdrubal a investi dans un système de contention parfaitement adapté au flux important d’animaux à trier. L’outil idéal pour un atelier d’engraissement.

Un parcours qui garantit de la fluidité
Maxime Asdrubal, dans la partie virage du parcours de contention, en forme de demi-boîte de camembert. Un élément important de la fluidification dans flux d'animaux.

Le Gaec Asdrubal, à Is-sur-Tille, au nord de Dijon (Côte-d’Or), est une exploitation en polyculture-élevage, dirigée par deux frères, Maxime et Sébastien Asdrubal, et avec quatre salariés. Sur l’élevage, on trouve un atelier de 80 vaches salers allaitantes et un atelier d’engraissement (jeunes bovins, génisses en charolaises et blondes d’aquitaine). Avec une telle structuration, l’exploitation est le théâtre au quotidien de nombreux mouvements de bêtes, avec des opérations de tri importantes. « Certaines semaines, précise Maxime Asdrubal, on peut rentrer dix bêtes et en sortir dix autres ». Une quantité moyenne, qui peut parfois être bien supérieure à ce nombre. « Nous avons 250 hectares de prés et nous relâchons beaucoup d’animaux. Il y a tout le temps du mouvement ! » D’où l’importance de pouvoir travailler avec une certaine fluidité. Pour cela, il fallait au Gaec un outil apte à assurer ce niveau de « débit ». D’où la décision, prise par l’exploitation, d’investir dans un système beaucoup plus adapté et opérationnel depuis le début de l’année. Elle a fait appel, pour cela, à la société vosgienne EAX Mathis.

« Gagner en facilité de travail »

« Auparavant, poursuit Maxime Asdrubal, nous disposions d’un système de contention qui était un simple couloir avec une tête de contention à l’extrémité, mais il n’était pas du tout pratique pour la pesée. Les bêtes étaient compliquées à manipuler avec cet outil. Il fallait aussi que nous puissions gagner en facilité de travail, obtenir des gains sur le temps passé… ». L’ancien système était néanmoins correct et assurait sa fonction, mais le nouveau parcours de contention dont dispose aujourd’hui l’exploitation est clairement d’un autre niveau. Pour ce nouveau système, le concepteur a dû composer avec de nombreux impératifs : il fallait l’installer dans un bâtiment préexistant, les bêtes devaient aussi pouvoir circuler dans un sens ou dans l’autre, entre celles à charger et celles à décharger. Des cases d’attentes ont donc été aménagées. « Je voulais également pouvoir emmener des animaux pour la prophylaxie ou la pesée, et en préparer d’autres en attendant, de manière à avoir un flux qui ne connaisse pas d’à-coup, qui ne s’arrête jamais. Quand, en prophylaxie, vous avez 600 animaux à traiter, il ne faut pas que le flux s’arrête ». Le parcours de contention est donc organisé pour disposer, de manière simultanée, de zones d’attente et de zones d’avancée. L’éleveur souhaitait également disposer d’un long couloir de contention, afin de pouvoir y placer beaucoup de bêtes. Il fait une vingtaine de mètres et on peut y placer au moins huit gros bovins. « Les bêtes ne voient pas le bout du couloir, donc elles avancent et vont vite jusqu’au fond, toutes seules ».

Demi-boîte de camembert

L’un des points marquants du nouveau système, c’est l’organisation d’une de ses parties en « demi-boîte de camembert » : une sorte de grand virage à la forme douce qui permet aux animaux de circuler de manière moins stressante pour eux, sans se heurter à des angles. L’éleveur a énormément apprécié de pouvoir échanger régulièrement avec le concepteur du parcours, tant il est vrai qu’entre le plan de départ et la réalité du fonctionnement du bâtiment, des ajustements sont parfois nécessaires. « C’est très agréable, souligne Maxime Asdrubal, lorsqu’on se lance dans un tel investissement, d’avoir une personne de l’entreprise concernée qui assure un vrai suivi et avec laquelle on peut procéder à des ajustements. On a beau faire les plus beaux plans possibles, ce n’est que lorsqu’on se confronte au fonctionnement de l’outil au quotidien que l’on sait si on a eu raison ou tort sur certains choix ». Avec ce nouveau système, même la manipulation d’animaux très sauvages est facilitée.

Autre élément important : l’aménagement du système de contention permet à l’éleveur ou à ses salariés de travailler à une hauteur idéale par rapport aux animaux. Une hauteur d’intervention que l’on peut faire varier, en fonction de la taille du bovin, grâce à un système, simple et efficace, de bastaings en bois amovibles. « Le bois, c’est une bonne chose, précise Maxime Asdrubal, parce que ce n’est pas froid et ça fait beaucoup moins de bruit que du métal. C’est moins stressant pour les animaux ». L’agriculteur a aussi soigné l’éclairage qui accompagne cet ensemble. Là encore, en matière de confort de travail, c’est un détail qui compte. Le parcours se termine par une cage de contention au diapason de l’ensemble, qui permet un maximum d’accès à l’animal. Dans sa globalité, le système de couloir de contention est utilisable comme une véritable gare de triage, souple et garantissant un maximum de fluidité dans le parcours des animaux. « Il me permet vraiment un grand nombre de possibilités dans l’organisation de mon travail ! souligne l’éleveur qui conclut : Un système de contention, on s’en sert pendant toute une carrière, donc il faut vraiment qu’il soit bien pensé dès le départ ».

Le parcours de contention peut être divisé en zones d’attentes qui permettent une organisation optimale du travail, surtout lors d’opération de prophylaxie.