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Le retour des Fermes ouvertes

Les Fermes ouvertes sont de retour. Le 13 mai, Christiane Lambert a inauguré la 30e édition dans les Vosges en présence de nombreuses personnalités.

Le retour des Fermes ouvertes
Depuis 1990, l’opération Fermes ouvertes propose aux élèves de CM1 et de CM2, accompagnés de leur instituteur ou institutrice, une première découverte de la vie de la ferme, du monde rural et du métier d’agriculteur. ©DR

Après deux ans d'interruption en raison de la crise sanitaire, l'opération Fermes ouvertes est de retour sur tout le territoire national. Le 13 mai, elle a fêté son 32e anniversaire sur l’exploitation de Vincent Maillard en polyculture élevage à Domèvre sur Durbion dans les Vosges, en présence de la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, et de nombreuses personnalités locales (FDSEA, chambre d’agriculture, parlementaires, conseillers départementaux et représentants du ministère de l’Éducation nationale).

Une journée à la campagne

Depuis 1990, l’opération Fermes ouvertes propose aux élèves de CM1 et de CM2, accompagnés de leur instituteur ou institutrice, une première découverte de la vie de la ferme, du monde rural et du métier d’agriculteur. Présente sur tout le territoire, cette opération est animée par des agriculteurs bénévoles qui ouvrent les portes de leur ferme le temps d’une journée afin de présenter l’agriculture telle qu’ils la pratiquent au quotidien. L’occasion de créer du lien entre jeunes écoliers et agriculteurs au travers de visites et d’ateliers ludiques qui offrent une vision concrète des pratiques agricoles et une découverte des produits alimentaires. « Au moment où̀ des présentations fausses ou orientées de l’activité́ de nos exploitations sont véhiculées par d’autres, nous avons le devoir de faire connaître la réalité́ de nos exploitations, et d’ouvrir le dialogue avec la société́ », a estimé Christiane Lambert. Cette opération offre la possibilité́ à de nombreux enfants de se rendre pour la première fois dans une ferme. Pour la plupart des citadins, les enfants ont de moins en moins de contact avec le monde agricole et ne connaissent pas forcément la provenance des aliments qui se trouvent dans leur assiette. Par le biais de cette opération, les élèves sont amenés à faire des liens dont ils n’avaient pas conscience jusqu’à présent. Quel lien existe-t-il entre le blé́ et les pâtes ? Comment le lait peut-il donner un yaourt ? Pourquoi le paysage que l’on observe le long des routes est façonné́ de cette manière ? Comment une ferme peut-elle être autonome ? Comment un agriculteur peut-il produire de l’énergie ? « C’est un moment où l’on va apprendre, de façon ludique, tout ce que l’agriculture apporte à nos territoires, le but étant de raconter la vraie histoire de nos exploitations », insiste pour sa part Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA, responsable de l’opération.

Des modules de formation

Ainsi que l’a rappelé Christiane Lambert, Fermes ouvertes a ouvert ses portes sur fond de crise sanitaire et de guerre en Ukraine qui ont remis à l’ordre du jour la souveraineté alimentaire au cœur des préoccupations des Français. L’occasion aussi de souligner que l’alimentation est un « un droit fondamental » et que ce droit doit s’exercer sans tabou et en toute liberté pour permettre à chacun d’accéder à une alimentation saine et de qualité. « Ainsi semble-t-il nécessaire au regard des interrogations individuelles des consommateurs d’accompagner cet exercice de liberté par une éducation spécifique. C’est tout l’objet de Fermes ouvertes », note la présidente de la FNSEA. Mais elle estime qu’il faut aller plus loin encore, et appelle la puissance publique à la création de modules d’enseignement obligatoires dédiés à l’alimentation dans les cursus scolaires du primaire et du secondaire. La FNSEA a porté cette demande tout au long de la campagne présidentielle et la porte aussi dans la campagne législative en cours.

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