Les brèves du 21 novembre 2023

Mis en ligne par Cédric Michelin
-

Voici les brèves du 21 novembre 2023

Les brèves du 21 novembre 2023

Argentine : les agriculteurs, potentiels grands gagnants de la victoire de Javier Milei

Le candidat « anti-système » Javier Milei (ultralibéral d’extrême droite) a remporté, le 19 novembre, les élections présidentielles en Argentine et prendra ses fonctions le 10 décembre. Il a déjà juré que son « gouvernement réduit au minimum tiendra ses promesses de campagne », notamment l’élimination de la Banque centrale de la République argentine et l’adoption du dollar états-unien comme monnaie officielle. Ses autres « idées maîtresses » sont « le respect de la propriété privée et de la liberté de commerce ». « L’Argentine traverse une crise critique qui requiert des changements drastiques, sans gradualisme », a-t-il ajouté suite à sa victoire. S’il parvenait à faire adopter ces mesures - ce qui reste hypothétique -, le revenu réel des agriculteurs argentins, issu de la vente de leurs grains, pourrait doubler du seul fait de l’adoption du dollar US pour les transactions d’import-export, et même tripler avec la suppression annoncée des taxes sur les exportations de soja (33 %). « Le programme de Javier Milei, pour les agriculteurs, c’est magnifique mais le reste de la société argentine est-elle prête à recevoir ce remède de cheval ? » s’interroge Serge Listello, agriculteur français installé au Chaco. Face à ses excentricités et surtout face à l’absence de référent agricole dans son équipe, Javier Milei n’avait jusque-là reçu le soutien que d’une poignée de dirigeants syndicaux agricoles et seulement après le premier tour des élections.

 

Dérogation sur l’utilisation des jachères : malgré la pression, Bruxelles reste réticente

Une quinzaine de ministres de l’Agriculture de l’UE a soutenu, le 20 novembre à Bruxelles, la demande portée par la France de pouvoir déroger en 2024 à certaines des obligations de la Pac sur les jachères. Paris souhaiterait reconduire partiellement les flexibilités accordées aux règles des bonnes conditions agro-environnementales 8 (BCAE 8) en permettant aux agriculteurs d’atteindre une part de 7 % de terres mises en jachères ou d’éléments non productifs grâce à des cultures dérobées ou fixatrices d’azote, cultivées sans utilisation de produits phytopharmaceutiques. Il s’agit selon Marc Fesneau « d’un bon équilibre » entre le respect des objectifs de durabilité et la nécessité d’assurer la sécurité alimentaire de l’UE qui a du importer cette année 40 millions de tonnes de céréales contre 22 Mt l’année précédente. Mais le commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, s’est montré plutôt réticent à cette idée estimant que la situation sur le marché des céréales était aujourd’hui très différent de l’année dernière. « Les cours des céréales sont très bas, planter des surfaces supplémentaires pourrait avoir un impact sur le revenu des agriculteurs », a-t-il fait valoir. Il a toutefois assuré que, compte tenu du nombre important de délégations à soutenir la proposition, les services de la Commission l’examineraient avec attention.

 

NBT : toujours des divisions entre les Vingt-sept, notamment sur la bio et l’étiquetage

La présidence espagnole du conseil de l’UE continue de pousser pour parvenir à un accord entre les États membres sur les nouvelles techniques de sélection génomiques (NBT) au mois de décembre. Mais ceux-ci restent divisés sur le sujet comme l’ont montré les débats des ministres de l’Agriculture des Vingt-sept le 20 novembre à Bruxelles. Pour les plus réticents à la proposition de la Commission européenne (Croatie, Slovénie, Hongrie, Pologne, Bulgarie et même dans une certaine mesure l’Allemagne), mieux vaut préférer la qualité des discussions à la rapidité. Ces pays estiment que les points les plus sensibles du dossier ne sont pas réglés : possibilité (ou non) d’utiliser les NBT en agriculture bio, étiquetage pour les consommateurs, possibilité d’interdire leur culture sur tout ou partie d’un territoire. Au contraire, la France, les Pays-Bas, le Danemark, le Portugal, la Suède ou l’Irlande veulent avancer rapidement. Ils s’opposent à toute possibilité d’interdire au niveau national la culture de variétés NBT autorisées dans l’UE. Pour le ministre français Marc Fesneau, l’agriculture bio ne devrait pas non plus s’interdire le recours aux NBT de catégorie 1 (équivalents à des plantes conventionnelles). Au Parlement européen aussi les discussions sont intenses sur ce dossier. L’objectif est d’adopter une position en janvier en vue d’entamer dans la foulée des discussions en trilogue avec les États membres et espérer conclure avant les élections européennes de juin 2024.

 

Option végétarienne quotidienne : les cantines participent peu à l’expérimentation (CGAAER)

Seulement 49 établissements de restauration collective ont participé à l’expérimentation de l’option végétarienne quotidienne sur quelque 80 000 cantines des milieux scolaire, médico-social et administratif, selon le rapport d’évaluation du CGAAER (ministère de l’Agriculture) et de l’IGEDD (ministère de la Transition écologique) qu’Agra Presse a pu consulter. De cette expérimentation menée sur la base du volontariat entre août 2021 et août 2023, dans le cadre de la loi climat, les résultats « ne permettent pas de tirer des conclusions probantes », indique le rapport. Pour autant, elle identifie plusieurs freins au « peu d’adhésion » des cantines : le risque d’être en non-conformité avec la réglementation et l’équilibre nutritionnel des repas ; les besoins en formation des personnels, en investissements matériels ; la nécessaire adhésion des parents d’élèves et collectivités notamment. Face à ce constat, le CGAAER et l’IGEDD suggèrent de reconduire l’évaluation « d’ici 2 à 3 ans ». D’ici là, ils appellent le gouvernement à « actualiser » l’arrêté de 2011 sur la qualité nutritionnelle des repas servis à l’école. Ils recommandent aussi de rédiger un guide « avec l’appui du CNRC » (restauration collective) pour préciser le déploiement d’une option végétarienne « plus fréquente », et de « clarifier » les critères d’une alimentation « de qualité ».

 

Élevage : comme annoncé, l’Italie interdit la production et la vente de viande in vitro

L’Italie devient le premier pays de l’Union européenne à interdire la production et la vente de viande cellulaire après l’adoption d’une loi, le 16 novembre, au parlement italien. Le texte avait été déposé en mars par le gouvernement. Pour justifier l’interdiction, les politiques transalpins invoquent des préoccupations sanitaires et la nécessité de préserver les éleveurs. Le ministre de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, estime que la viande de culture « interrompt le rapport vertueux entre la terre, l’homme et le travail qui, pendant des millénaires, nous a accompagnés et nous a permis d’entretenir la terre ». L’adoption de cette loi intervient alors qu’une entreprise tchèque vient d’obtenir l’approbation des autorités européennes pour la commercialisation de ses cellules de viande cultivées en laboratoire à destination de l’alimentation animale. Pour le moment, aucune autorisation n’a été délivrée pour la consommation humaine en Europe, contrairement à Singapour et aux États-Unis. En outre, la nouvelle législation italienne interdit de décrire des protéines d’origine végétale comme de la « viande ». En France, une disposition similaire est prévue par la loi sur l’étiquetage de 2020, mais reste inappliquée. Néanmoins, un nouveau décret a été soumis par le gouvernement à la Commission européenne en septembre et Protéines France (industries végétales) ne devrait pas déposer de recours.

 

« Fermes-usines » : Greenpeace déverse 2 t de lisier devant le ministère de l’Agriculture

Greenpeace a déversé deux tonnes de lisier devant le ministère de l’Agriculture, le 20 novembre, pour exiger « un moratoire » sur la construction et l’agrandissement des « fermes-usines », selon un communiqué. L’ONG a bloqué la rue de Varenne aux alentours de 9 heures avec une bétaillère contenant un cochon gonflable géant et un camion grillagé transportant des militants déguisés en poulets, a constaté l’AFP présente sur place. L’opération s’est terminée vers 11h, avec l’interpellation de « onze activistes » selon l’association. « Nous sommes ici pour dénoncer le modèle d’élevage industriel qui, face à la crise environnementale et climatique, doit faire l’objet d’une profonde transformation » explique la chargée de plaidoyer Sandy Olivar Calvo, citée dans le communiqué. Greenpeace dénonce « les multiples conséquences négatives » des « fermes-usines » comme les émissions de GES, la pollution de l’eau par les nitrates et la prolifération d’algues vertes, la pollution de l’air par les émissions d’ammoniac notamment. L’association revendique à la place le soutien à « un élevage écologique et paysan ». Une « transition » qu’elle défend de longue date dans le cadre du PLOA mais qui se réduit « à peau de chagrin », déplore-t-elle.

 

Lait de brebis : la contractualisation obligatoire passe de trois à cinq ans en janvier

Un décret du 15 novembre, paru au Journal officiel du 17 novembre, fait passer la durée minimale du contrat de trois à cinq ans à compter du 1er janvier 2024 en lait de brebis et à sept ans pour les nouveaux installés, soit les mêmes dispositions qu’en lait de vache. La filière ovin lait est concernée par la contractualisation écrite obligatoire depuis le 1er octobre 2022 en application de la loi Egalim 2. L’instauration d’une contractualisation obligatoire pour cinq ans est une demande de longue date de la filière. « Cinq ans, c’est un bon équilibre pour offrir au producteur une garantie sur la livraison, lui permettre d’investir, et au transformateur de sécuriser sa ressource », explique Sébastien Bouyssière, animateur de France Brebis Laitière (association à vocation interprofessionnelle). Le guide de bonnes pratiques contractuelles établi par l’association pour accompagner les acteurs dans la mise en œuvre de la contractualisation pluriannuelle conseillait d’ailleurs aux parties prenantes d’établir des contrats de cinq ans plutôt que trois. « La contractualisation concerne une très grande partie de la filière, même si quelques très petites entreprises n’ont pas encore de contrats », précise Sébastien Bouyssière. Avant même l’entrée en vigueur de la loi, 60 à 70 % des volumes de lait faisaient l’objet d’un contrat.

 

Antibiotiques vétérinaires : nouveau recul de la consommation en UE, la Pologne reste à la traîne

Les ventes d’antibiotiques vétérinaires des 31 pays ayant déclaré des données en 2022 ont enregistré une diminution de 12,7 % par rapport à 2021 (à 73,9 mg/unité de production), selon le bilan publié le 20 novembre par le projet de surveillance européenne de la consommation d’antimicrobiens vétérinaires (ESVAC), mené par l’Agence européenne des médicaments (EMA). Pour les 25 pays qui ont fourni des données sur les ventes en continu entre 2011 et 2022, celles-ci ont reculé de 53 % sur cette période. Depuis 2011, les ventes ont diminué dans 24 pays dont qui affichent une baisse de plus de 15 % (et jusqu’à 68 %). Sur toute cette période, les ventes ont augmenté dans un seul pays, la Pologne (+55 %). La stratégie De la ferme à la table a fixé un objectif pour l’UE de réduction de 50 % des ventes d’antibiotiques vétérinaires d’ici 2030 par rapport à 2018. Après quatre ans, les États membres de l’UE ont rempli plus de la moitié de cet objectif salue l’EMA. Pour l’atteindre ils devront maintenir leurs efforts avec une baisse annuelle des ventes d’environ 5 % au cours des huit années restantes pour rester sur la bonne voie.

 

Egalim/Lait : des négociations commerciales à risque pour la sanctuarisation de la MPA

« Les box des négociations sont rouverts alors que moi, producteur de lait et président d’OP [organisation de producteurs, N.D.L.R.], je n’ai pas négocié mon prix du lait pour l’année 2024 », a déclaré le trésorier de la FNPL (FNSEA) et président de l’OP commerciale UPLV (Union des producteurs de lait des Vosges), Yohann Barbe, lors d’un événement organisé par l’Afja (presse agricole) et le Syrpa (communication), le 16 novembre. Les négociations commerciales entre les industriels et la grande distribution ont été avancées au 15 janvier pour les PME-ETI et au 31 janvier pour les autres. « Je ne vois pas comment les industriels peuvent arriver dans les box avec un coût de matière première agricole (MPA) alors qu’il n’a pas été négocié avec les producteurs », poursuit-il. Il craint un recours accru à l’option 3 de transparence sur la MPA et « un recul » sur le principe de construction du prix en marche avant. L’option 3 permet de faire certifier par un commissaire aux comptes que l’évolution de tarif demandée au titre de la MPA correspond bien aux coûts de l’industriel. En application de la loi Descrozaille, cette certification devra intervenir avant et après la signature de l’accord. « Ce sont les grands industriels qui y ont le plus recours, il faut avoir les moyens de payer les commissaires aux comptes », observe Isabelle Senand, directrice des études de la FCD (fédération du commerce et de la distribution).

 

Confiture : l’avenir du numéro deux français en balance au tribunal du commerce d’Agen (presse)

L’avenir du lot-et-garonnais Lucien Georgelin, deuxième confiturier français derrière Andros, se jouera à la barre du tribunal de commerce d’Agen le 21 novembre. Le juge devra choisir entre accorder plus de temps à l’entreprise, endettée à hauteur de 50 millions d’euros, ou organiser sa cession à un ou plusieurs investisseurs. Le 18 novembre, une réunion de soutien s’est déroulée pendant laquelle a été annoncé que le préfet de Lot-et-Garonne s’était engagé à organiser une table ronde entre acteurs économiques et pouvoirs publics sur l’avenir de la société après la décision du tribunal, selon le quotidien Sud-Ouest. L’entreprise a été placée en redressement judiciaire à la demande du fondateur le 6 juillet dernier. Un enchaînement d’événements exogènes a pu la conduire dans cette situation : impact de la crise sanitaire, hausses de matières premières… Par ailleurs, l’entreprise avait conduit de nombreux investissements estimés à 25 millions d’euros (nouveau bâtiment, système informatique). Enfin, elle avait élargi son offre au-delà des confitures (compotes, confiserie…) en participant à la structuration de nouvelles filières de production, comme avec la marque Tomate de Marmande.

 

Cerise/noix : prolongation du délai de dépôt des dossiers d’indemnisation

Le ministère de l’Agriculture annonce, par communiqué le 20 novembre, la prolongation au 27 novembre (14h) de la période de dépôt des dossiers pour le dispositif exceptionnel d’indemnisation des pertes des producteurs de cerises et de noix. Marc Fesneau avait annoncé le 31 octobre le dispositif destiné aux exploitations les plus touchées par des aléas climatiques, sanitaires et économiques lors de leur dernière campagne. Cette aide est déployée dans le cadre de l’activation de la réserve agricole par la Commission européenne, et les paiements interviendront, dans ce cadre, avant le 31 janvier 2024. « Compte tenu de ce calendrier contraint mais afin de permettre à tous les producteurs concernés de déposer leurs dossiers dans de bonnes conditions, la période de dépôt des dossiers vient d’être prolongée d’une semaine », explique le ministère dans son communiqué. Afin de répondre au mieux aux différentes questions des professionnels concernant les modalités concrètes d’accès à cette aide, une foire aux questions (FAQ) actualisée a été publiée sur le site internet de FranceAgriMer.

 

Cerise : un nouveau projet pour tester la lutte combinée contre Drosophilia Suzukki

Un nouveau projet de recherche appliquée, retenu par le Casdar, débutera en janvier 2024 pour poursuivre la lutte contre Drosophilia Suzukki dans les vergers de cerises, a-t-il été indiqué lors de la journée spécifique organisée par le CTIFL qui s’est déroulée récemment au centre de Balandran (Gard). Baptisé Stratos, son objectif est de tester des combinaisons de méthodes alternatives telles que les filets périphériques, les parasitoïdes, le piégage massif, les barrières physiques et le TIS (technique de l’insecte stérile). En parallèle, le CTIFL est fortement engagé et mobilisé aux côtés de la filière avec le ministère de l’Agriculture et l’Inrae pour établir le plan d’action national Drosophila Suzukii, plus connu sous le nom du plan cerise. Ce plan vise à identifier tous les leviers permettant d’endiguer les ravages causés par le ravageur, et à coordonner les acteurs et les moyens. Le but d’aboutir à une gestion intégrée. En combinant des actions de court terme et des actions de moyen terme, « ce méta-projet ambitionne d’apporter des réponses pragmatiques et opérationnelles en impliquant l’ensemble des acteurs dans une dynamique commune », précise le CTIFL. Depuis 2010, ce ravageur a colonisé la quasi-totalité du territoire français et cause d’importants dégâts en fruits rouges, dégâts pouvant aller jusqu’à la perte intégrale de la récolte.

 

Tourisme rural : les chambres d’agriculture se rapprochent des petits campings de la FNHPA

Sans en devenir membre à part entière, Chambres d’agriculture France participe désormais aux réunions de la commission dédiée aux petits campings de la FNHPA, syndicat professionnel de gestionnaires de terrain de camping. Prévue initialement au Salon de l’agriculture, l’annonce de leur rapprochement a été faite par communiqué le 20 décembre. L’objectif pour le réseau consulaire est de faire mieux remonter les problématiques des adhérents du réseau Bienvenue à la ferme (détenu par les chambres d’agriculture) qui réalisent « en moyenne 26 % de leur chiffre d’affaires » grâce au camping. D’après les chambres, les adhérents des deux réseaux font face à des difficultés communes, notamment « l’obtention des autorisations d’urbanisme pour le changement de destination des bâtiments agricoles dans le périmètre géographique des campings existants ». Or, arguent les deux réseaux, l’utilisation de bâtiments agricoles anciens pour une activité touristique « permet de sauvegarder et de valoriser le patrimoine bâti agricole et d’assurer la montée en qualité de l’offre d’accueil ». Cette montée en gamme est l’une des conditions de survie des campings ruraux, estime la FNHPA.

 

Israël : des dizaines de milliers de bénévoles à la rescousse des agriculteurs privés de main-d’œuvre

Des dizaines de milliers d’Israéliens se sont portées volontaires pour aider, parfois seulement pour une journée, dans les fermes afin de remplacer les travailleurs thaïlandais et palestiniens. Des dizaines de Thaïlandais ont été tuées le 7 octobre ou enlevés dans la bande de Gaza lorsque des commandos du Hamas se sont infiltrés dans les localités du sud d’Israël, faisant 1.200 morts, principalement des civils, selon les autorités israéliennes. Des milliers de Thaïlandais qui travaillaient dans les champs et les fermes sont rentrés dans leur pays depuis cette date. Depuis, les autorités israéliennes ont par ailleurs révoqué les permis d’entrée de dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza qui travaillaient, entre autres, dans l’agriculture. Et la guerre fait rage entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza, non loin de Nir Oz. Les bombardements israéliens ont fait 11.500 morts, majoritairement des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas. Au kibboutz Nir Oz, une trentaine de personnes ont été tuées et environ 70 prises en otage sur les quelque 400 résidents de cette petite communauté rurale. Parmi les victimes, une quinzaine d’ouvriers agricoles thaïlandais qui travaillaient sur l’exploitation. Malgré les risques - il n’y a que 15 secondes pour se mettre à l’abri en cas de tirs de roquettes depuis la bande de Gaza -, des dizaines de volontaires, âgés de 18 à 60 ans, sont conduites chaque jour à la ferme sous escorte militaire pour traire les vaches.

 

Légumes de France : Cyril Pogu et Bruno Vila pressentis à la co-présidence

Cyril Pogu, actuel vice-président de Légumes de France, et Bruno Vila, secrétaire général, tiendraient la corde pour être les futurs co-présidents du syndicat des légumiers français, a appris Agra Presse auprès de proches du dossier. Le premier est maraîcher dans la région de Nantes (coopérative Océane). Le second est président de la SAS Rougeline et vice-président de l’AOPn Tomates et concombre de France. La décision finale interviendra le 29 novembre à l’issue de la première réunion du nouveau bureau du syndicat. Quelque soit l’issue du vote, les deux nouveaux co-présidents de Légumes de France feront leurs débuts à l’occasion du congrès 2024 qui se tiendra Agen, à l’automne. Ils succéderont à Jacques Rouchaussé, président pendant onze ans, qui a décidé de prendre sa retraite. Il demeurera néanmoins président du CTIFL (centre technique interprofessionnel) pendant encore un an.