Restauration collective
FNSEA et JA se félicitent « des engagements pris » sur l’origine France

Mis en ligne par Cédric MICHELIN
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Dans un communiqué le 15 juin, la FNSEA et les JA saluent les « engagements » pris par les acteurs de la restauration hors domicile (RHD) pour « valoriser les stocks en produits agricoles et alimentaires français ».

FNSEA et JA se félicitent « des engagements pris » sur l’origine France

Le même jour, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, et Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, réunissaient les filières agricoles et les opérateurs privés de la RHD. « Les représentants de la restauration hors domicile […] se sont engagés sur le principe de mécanismes de solidarité […] pour consommer en priorité les stocks », ont confirmé les ministères concernés le 16 juin.

Le 15 juin, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert s'est félicitée du « renvoi d’ascenseur de la part d’acteurs qui ont touché des aides de l’État (notamment l’activité partielle, NDLR) pendant le confinement ». Et de citer le grossiste Metro, qui a « présenté ses engagements à acheter des produits français, et a promis de les augmenter ». « Le syndicat national de la restauration rapide a dit que l’approvisionnement en origine France n’est pas une contrainte mais un avantage consommateur », souligne encore la responsable professionnelle.

Le syndicalisme majoritaire compte particulièrement sur la restauration pour écouler les importants stocks accumulés pendant le confinement. En viandes par exemple, ceux-ci atteignent 7.000 tonnes de jeunes bovins ou encore 4.500 tonnes de veau, rapporte la présidente de la FNSEA. La filière des pommes de terre de transformation, largement orientée vers la RHD, croule sous 450.000 tonnes de surplus. 180.000 tonnes auraient déjà été écoulées en alimentation animale, indique Christiane Lambert.

Les promesses des acteurs de la restauration « devront être suivi[e]s d’effets », rappellent la FNSEA et les Jeunes agriculteurs (JA). Le président des JA Samuel Vandaele attend ainsi « de voir la façon dont va se dérouler la reprise pour vérifier que les paroles se traduisent en actes ». Par ailleurs, les syndicats majoritaires ont insisté sur le souhait de voir ces démarches « s’inscrire dans la durée », au-delà d’un « sursaut exceptionnel en situation d’urgence ». Prochain rendez-vous : « dans un mois », ont d’ores et déjà annoncé les ministères de l’Agriculture et de l’Economie.