Autonomie fourragère et protéique
Le séchage en grange fait des émules dans l’Ouest de la France

Marc Labille
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Le séchage en grange fait des émules dans l’Ouest de la France

Dans l’Ouest de la France, l’intérêt des éleveurs pour les séchoirs de foin en grange est en « sensible hausse », observe l’association Segrafo, qui promeut ces installations en Bretagne, Normandie et Pays de la Loire. « L’activité de conseil pour la mise en place de séchoirs reste soutenue », indique-t-elle. Créée en 2000, l’association a contribué à l’installation de 255 séchoirs. « Une fois le pâturage optimisé grâce au séchoir, la réalisation de stocks de foin de qualité permet d’atteindre l’autonomie protéique et fourragère, explique un animateur. Ainsi les fermes équipées de séchoir sont beaucoup moins sensibles à l’augmentation du prix des matières premières ». Autre intérêt : les séchoirs fonctionnent à l’énergie solaire le jour et principalement grâce à des pompes à chaleur la nuit. Contrairement aux séchoirs à maïs, les producteurs ne sont pas directement exposés à la flambée du prix du gaz pour les faire fonctionner. La forte augmentation des prix des matériaux a cependant freiné certains investissements. Sous l’effet du réchauffement climatique qui favorise la pousse d’herbe dans la région – les premières fauches ont eu lieu cette semaine dans l’Ouest –, de plus en plus d’éleveurs pourraient être tentés d’investir.